Sarkozy président : un avant-goût de dictature "douce"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Sarkozy président : un avant-goût de dictature "douce"

Un article du Monde relate un événement très préoccupant : Des salariés menacés de licenciement ont été mis en garde à vue au seul motif de les empêcher d’assister au meeting de Nicolas Sarkozy, vendredi 13 avril, à Meaux. Un avant-goût de dictature "douce".

Imaginez la scène. Vous êtes salarié d’une entreprise qui vous menace de licenciement. Avec d’autres, vous embarquez dans un autocar pour vous rendre au meeting d’un candidat à la présidence de la république : Nicolas Sarkozy. Mais sur la route, vous faites l’objet d’un contrôle policier pointilleux et injustifié qui se traduit par l’immobilisation forcée de votre véhicule. Et vous ne pouvez assister au meeting du candidat et ainsi l’interpeller sur votre situation de futur licencié économique. Pas de chance…
Voilà la mésaventure qu’a connue une centaine de salariés, telle qu'elle est
relatée par Le Monde. Un scandale ? Pire, un avant-goût de dictature "douce" !

L’opposition n’aura pas d’autre choix que la révolte

Comme nous l’avons dénoncé dans notre article du 16 avril (
Nicolas Sarkozy, fidèle à sa logique d’affrontement), si le candidat UMP accède à la présidence de la république, l’opposition n’aura pas d’autre choix que la révolte. Quelques extraits :

Nicolas Sarkozy ne mesure pas la portée de son intransigeance (en s'opposant à toute réforme de nos institutions et donc, à l'instauration d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée nationale). (…) Il marginalisera un peu plus une majorité de l’opinion qui n’aura alors pas d’autres moyens de se faire entendre que la révolte, sous les formes qu’on a connues ces dernières années :

• Révolte des banlieues, quand pas un seul député n’est issu de l’immigration nord-africaine ou africaine.

• Révolte des jeunes lors de la crise du CPE, quand moins de 3% des «représentants du Peuple» ont moins de 40 ans.

• Révolte électorale lors du référendum portant sur la Constitution européenne que nos députés auraient approuvée à 92% alors que 55% des Françaises et des Français l’ont rejetée.

Voilà à quoi conduit le déni de démocratie qu’envisage de perpétuer le candidat UMP ; un déni que nous avons nous-mêmes qualifié d’apartheid électoral. Élu avec 51%, 55% ou 82% des suffrages (comme son prédécesseur) ne fera pas de Nicolas Sarkozy un président populaire, parce qu’il part avec un lourd handicap que
nous avons déjà détaillé ici. (…)

Nicolas Sarkozy aspire au pouvoir absolu, un pouvoir qu’il ne bâtira pas sur le débat équitable et équilibré entre une majorité et une opposition représentatives des sensibilités nationales, mais sur un retranchement derrière le déni de démocratie que nous dénonçons ici. Et cette attitude n’a aucune chance de conduire le pays sur la voie des réformes concertées dont il a tant besoin. Avec Nicolas Sarkozy, le temps sera aux affrontements stériles, de ceux qu’il a déjà connus et engendrés en qualité de numéro 2 du gouvernement sortant. Fin de citation.

Le dernier épisode relaté par Le Monde est un avant-goût de ce que nous promet Nicolas Sarkozy : Une France où tout – effectivement – devient possible !

Sources Rénovation démocratique

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Elections danger

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