François Bayrou assassine Nicolas Sarkozy et enterre l’UDF

Publié le par Adriana EVANGELIZT

François Bayrou assassine Nicolas Sarkozy et enterre l’UDF

par Claude Ansermoz

Même éliminé, l’ancien candidat centriste mène toujours la danse de l’entre deux tours. Demain, il pourrait débattre avec Ségolène Royal.

Il a fallu une heure et demie à François Bayrou pour assassiner Nicolas Sarkozy, ressusciter Ségolène Royal et enterrer Valéry Giscard d’Estaing. Trois jours après son élimination, le Béarnais a redit tout le mal qu’il pensait du candidat UMP, accepté l’idée d’un débat avec la socialiste et confirmé la fondation du «parti démocrate» (24 heures du 24 avril) qui jette l’UDF, pourtant créée en 1978, aux oubliettes de l’histoire. Une nouvelle formation politique qui se présentera dans les 577 circonscriptions lors des prochaines législatives de juin.

Entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou, le «froid» dure depuis trois ans. Alors qu’on attendait des révélations du Canard enchaîné sur son couple avec Cecilia, c’est Sud-Ouest qui est arrivé avec un autre scoop. Le centriste et l’ancien maire de Neuilly ne se parleraient plus, le premier ayant refusé, en 2004, un «pacte anti-Chirac» proposé par le second. Si le «troisième homme» a laissé hier la liberté de vote à ses 7 millions d’électeurs, il a aussi précisé, en stigmatisant et en le comparant à Berlusconi «le goût de l’intimidation et de la menace» du président de l’UMP. Ajoutant qu’il savait «ce qu’il ne ferait pas», soit voter pour Nicolas Sarkozy.

«Les traîtres ne seront pas punis»


François Bayrou goûte aussi assez peu les récentes tentatives de l’UMP de rallier à la cause de Nicolas Sarkozy des députés UDF (onze ont déjà «craqué») qui craignent de perdre leur siège en partant seuls aux législatives. On évoque même la création d’un autre parti centriste «de droite» piloté par exemple par Jean-Louis Borloo. «Cette manière de multiplier, par pression, des débauchages individuels et de prétendre fabriquer de faux partis, cela ressemble assez à la manière de gouverner des Hauts-de-Seine (n.d.l.r.: dont Nicolas Sarkozy est président du Conseil général) qui n’est pas pour moi l’exemple de la démocratie», a-t-il dit. En coulisses, Didier Bariani, vice-président de l’UDF, explique que les traîtres ne seront pas punis. Pour autant que leur ralliement soit limité, localement et dans le temps «au contexte des législatives».

François Bayrou de l’UMP de (onze ont déjà «craqué») qui . On évoque même la création piloté par exemple par Jean-Louis Borloo. «Cette manière de cela (n.d.l.r.: dont Nicolas Sarkozy est président du Conseil général) qui n’est a-t-il dit. En coulisses, Didier Bariani, vice-président de l’UDF, explique. Pour autant que leur ralliement soit limité, localement et dans le temps «au contexte des législatives».


La stratégie de Ségolène Royal pour conquérir l’électorat centriste est différente. Elle a appelé «à plusieurs reprises» François Bayrou, ressorti Jacques Delors de sa boîte en naphtaline et envoyé le Vert Daniel Cohn-Bendit essuyer les plâtres. «Dimanche, à 19 h 59, j’étais infréquentable. Une minute plus tard, j’étais séduisant», sourit le courtisé qui a accepté de débattre avec elle. En jeu : un accord et des portefeuilles ministériels pour l’UDF en cas de victoire rose le 6 mai. Hier soir, la candidate a même proposé un rendez-vous: ce vendredi à 11 h 00. «C’est normal, assure un cadre de l’équipe de campagne de l’UDF. Elle a toujours été correcte avec notre candidat. On ne peut pas en dire autant de Sarkozy


Le président du nouveau «parti démocrate» a a priori exclu une participation des siens à un gouvernement socialiste élargi. Mais François Bayrou, s’il perçoit «une correction forte», pourrait à titre personnel glisser un bulletin Royal. «Ségo et Sarko apprennent la danse du centre» titrait L e Canard hier matin. Même sans info exclusive, le journal satirique frappe à nouveau juste.

Sources 24 heures

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans François Bayrou

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