Sarko way of life: Humilier et punir
Sarko way of life: Humilier et punir
Tout candidat UDF qui ne se sera pas engagé, par écrit, à soutenir Nicolas Sarkozy se verra torpiller aux prochaines législatives par l'UMP. Voilà le diktat qui a été imposé par le candidat de la droite dure et autoritaire à la suite du premier tour des élections présidentielles. Sarko a chargé M. de Robien de rassembler autour de lui tous les députés UDF qui ont souscrit au diktat de l'UMP, afin de maintenir en vie un satellite politique aux apparences "centristes", en opposition au nouveau parti que François Bayrou va constituer.
Les députés UDF "ont le choix entre devenir les partenaires respectés de la future majorité présidentielle ou se placer dans l'opposition systématique durant cinq ans", a martelé hier M. de Robien. "François Bayrou quitte le navire et abandonne ses troupes en rase campagne. Le fait qu'il monte sa petite boutique ne nous empêchera pas de garder l'UDF et ses valeurs - souligne M. de Robien qui, courageusement, a choisi de faire allégeance au clan Sarko, en lui offrant l'ensemble des députés UDF en cadeau - C'est une trahison (...) Il a changé de camp sans en référer à son parti. C'est choquant sur un plan moral".
Ce qui est le plus choquant, n'est-il pas de voir que la lâcheté soit déjà élevée au rang de vertu?
C'est en direct que nous avons assisté, à l'autocritique, à l'abjuration d'Eric Besson. L'ancien responsable du PS a publiquement déclaré s'être… tout simplement trompé de vie, et s'être égaré sur de mauvaises routes en de mauvaises compagnies… il s'en excuse. Il demande pardon… il espère aussi avoir une place… si possible.
Humiliation et récompense?
Baisser la tête et baiser la main du nouveau maître en échange de la grâce ?
Ce n'est pas exactement le style de Sarko: il vous fait vous agenouiller, d'abord, et il vous exécute ensuite. Entre-temps, il veut entendre l'abjuration publique.
Prenons justement le cas d'Eric Besson… peut-il vraiment espérer avoir une petite place, en cas de victoire de Sarko?
Le 25 avril 2007, le Canard enchaîné rapporte cette phrase: "Pour le moment, Besson c'est Judas". Elle aurait été prononcée par Nicolas Sarkozy, après l'humiliation publique à laquelle s'est soumis Eric Besson.
Quelque temps plus tard, on assiste à la rencontre entre Ségolène Royal et François Bayrou. "Petites combines dans un hôtel parisien", c'est ainsi que, en véritable gentleman, Sarko commente l'événement politique.
Il faut bien en convenir: l'élégance n'est certainement pas la première vertu de celui qui fut, rappelons-nous, l'élève de Charles Pasqua. Le cynisme et l'arrogance lui suffisent.
SourcesAmnistia net
Posté par Adriana Evangelizt