Dernier Conseil de Chirac, 3ème soirée de manifestations anti-Sarkozy

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Dernier Conseil de Chirac,

3ème soirée de manifestations anti-Sarkozy

Jacques Chirac préside mercredi son dernier conseil des ministres avant le retour annoncé tard dans la soirée de Nicolas Sarkozy après de courtes mais luxueuses vacances à Malte.

Mardi pour la 3ème soirée consécutive, de nouvelles manifestations d'hostilité au président élu Nicolas Sarkozy se sont déroulées dans plusieurs villes en France et se sont traduites par des échauffourées et plusieurs interpellations.

A 10H00 du matin, Dominique de Villepin et les trente ministres de son gouvernement devaient prendre place autour de la grande table ovale installée dans le salon Murat, au rez-de-chaussée du palais de l'Elysée.

Selon un rituel immuable mais sans doute avec un supplément d'émotion, le chef de l'Etat et le Premier ministre devaient se faire face, avec, au centre de la table, la fameuse pendule à deux cadrans. En douze ans de présidence, M. Chirac aura présidé plus de 600 Conseils des ministres, au rythme d'une cinquantaine par an.

Après cet ultime Conseil, au lendemain de la célébration de la victoire du 8 mai 1945, le président sortant doit retrouver pour la première fois le président élu jeudi, lors des commémoration de l'abolition de l'esclavage. M. Sarkozy sera rentré "à Paris tard mercredi soir", a indiqué Claude Guéant, ancien directeur de campagne du président élu.

Quant à l'UDF, elle tiendra "un comité exécutif" à la veille du conseil national du parti centriste voulu par son président François Bayrou pour porter le Mouvement démocrate sur les fonts baptismaux. "Il faut que les dirigeants puissent se retrouver et évoquer des points de vue sans doute contradictoires, mais il n'est pas question non plus d'aller vers un nouveau parti", a cependant averti Jean Arthuis, sénateur UDF de la Mayenne, annonçant la tenue de ce comité exécutif.

De nouvelles manifestations d'hostilité au président élu Nicolas Sarkozy se sont déroulées mardi soir dans plusieurs villes en France, à Paris et Lyon notamment, et se sont traduites par des échauffourées et plusieurs interpellations. A Paris, des incidents ont eu lieu pour la troisième soirée consécutive. Environ 150 manifestants ont tenté de bloquer l'accès à la place de la Bastille. Ils ont été repoussés par un important dispositif policier.

Plusieurs manifestants ont été interpellés, essentiellement pour "des contrôles d'identité", a indiqué la préfecture de police qui n'a pas précisé le nombre de ces interpellations. Un manifestant a été blessé au visage, a constaté la journaliste de l'AFP. Un témoin lui a déclaré que la blessure était due à un coup de matraque. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles au président élu Nicolas Sarkozy ("Sarko facho, le peuple aura ta peau") ou "Police partout, justice nulle part".

Des incidents de même nature ont éclaté en soirée à Lyon, opposant 200 personnes aux forces de l'ordre, dans une rue piétonne du centre-ville. Le local UMP de la ville voisine de Villeurbanne a été incendié. Les dégradations sur le mobilier urbains et le blocage de la rue ont obligé les forces de l'ordre à intervenir. Deux personnes ont été interpellées. Le calme semblait revenir peu après 23h00. Dans un communiqué, le sénateur-maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, a condamné "fermement" ces "actes de violences urbaines qui se déroulent depuis l'élection de M. Nicolas Sarkozy comme président de la République". Il a lancé "un appel au calme".

A Villeurbanne, la permanence de l'UMP, située en centre-ville, a été endommagée par un incendie très vraisemblablement criminel, ce dont attesterait le bris de sa vitrine, a déclaré la police. Le maire PS de la localité Jean-Paul Bret a également condamné ces actes. "Il n'y a pas de place pour des débordements de ce genre dans un état démocratique", a-t-il dit dans un communiqué. Selon la mairie de Villeurbanne, les dégâts seraient néammoins sans gravité.

A Toulouse enfin, une soixantaine de manifestants anti-Sarkozy se sont rassemblés place du Capitole en soirée, mais il n'y a pas eu d'incident, contrairement aux deux journées précédentes. Les manifestants se sont dispersés en fin de soirée. Le hall d'exposition d'un concessionnaire automobile avait été incendié en début de soirée dans le quartier populaire de la Reynerie, où des jeunes se sont opposés aux forces de l'ordre. Plusieurs voitures ont été incendiées dans les quartiers périphériques de Toulouse, a-t-on appris par ailleurs auprès des pompiers.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans JACQUES CHIRAC

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