Kouchner veut faire du Darfour une priorité de la communauté internationale
Que Kouchner veuille faire du Darfour une priorité de la communauté internationale n'est pas pour nous étonner quand on sait que ce sont surtout les lobbies sionistes qui poussent à la roue pour le Darfour afin de faire oublier la Palestine. Bien que nous sommes tout à fait conscient du problème humanitaire au Soudan, nous aimerions que Kouchner s'investisse autant pour la Palestine assiégée, affamée, assassinée... seulement pour ne pas contrarier le Crif et Israël, il va dans leur sens. Des politiques de cet acabit on n'en a pas besoin au gouvernement. On veut des gens justes. Kouchner ne l'est pas. On sait ce qu'il est. Et d'ailleurs dans peu de temps, nous en aurons la confirmation. Parce que l'administration américaine a décidé d'engager une politique de sanctions unilatérales contre Karthoum et que la question va être posée aux Européens : êtes-vous pour ou contre ? Là, ça ne va certainement pas être de Villepin à l'ONU disant niet pour l'Irak. On se doute que Kouchner va dire oui. Et déshonorer la France et les Français. On comprend bien ce que signifiait la lettre de Guy Môquet... le sacrifice de la France. Ca veut tout dire.
Kouchner veut faire du Darfour
une priorité de la communauté internationale
Le nouveau chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, veut marquer sa détermination à faire du drame humanitaire du Darfour une "priorité" en essayant de mobiliser les acteurs internationaux et régionaux au sein d'un groupe de contact.
L'ancien "french doctor", partisan du droit d'ingérence humanitaire, compte profiter de deux "grands-messes" internationales au mois de juin pour faire avancer ce dossier emblématique de l'action qu'il entend mener: le sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne), puis le Conseil européen de Bruxelles.
D'autant que M. Kouchner, socialiste en rupture de ban, peut se prévaloir au sujet du Darfour du plein accord du président Nicolas Sarkozy, qui avait qualifié durant sa campagne d'"inacceptable" la situation dans cette province de l'ouest du Soudan où les violences ont fait 200.000 morts et 2 millions de déplacés.
Pour marquer cette volonté commune, M. Kouchner a tenu samedi, dès le lendemain de sa prise de fonctions, une réunion de travail au ministère des Affaires étrangères en faisant participer des ONG et des experts au côté des diplomates.
"Il y a une volonté de dynamiser les processus en cours, de donner un coup d'accélérateur à ce qui se fait", a déclaré un diplomate français, selon lequel "il y a l'idée de constituer un groupe de contact".
Le président de l'ONG Urgence Darfour, Jacky Mamou, qui a participé à la réunion de samedi, a précisé que "l'objectif pour les prochaines semaines est la mise en place d'un groupe de contact dans lequel il y aurait non seulement les Américains, les Britanniques, les Allemands, les Canadiens, les Chinois ou les Russes, mais aussi des pays limitrophes, y compris l'Erythrée et l'Egypte".
Washington envisage des sanctions unilatérales à l'encontre du gouvernement de Khartoum s'il n'autorise pas une force hybride ONU-Union africaine (UA) et Londres a avancé l'idée d'une zone d'exclusion aérienne à l'image de ce qui a été fait dans le nord de l'Irak après la guerre du Golfe.
Khartoum a donné son accord au déploiement de quelque 3.000 personnels de l'ONU en soutien de l'actuelle force de l'Union africaine (Amis) au Darfour mais tarde à autoriser l'envoi d'une mission hybride ONU-UA d'environ 20.000 hommes.
Avant d'être nommé au Quai d'Orsay, M. Kouchner avait préconisé l'ouverture d'un "corridor humanitaire" pour sauver les civils.
Lors de la réunion de samedi à Paris, "il a été mentionné que l'administration américaine allait probablement s'engager dans une politique de sanctions unilatérales et que la question allait être posée aux Européens : êtes-vous pour ou contre?", a indiqué M. Mamou.
A l'inverse de Washington, la Chine, qui absorbe 60% de la production pétrolière soudanaise, reste opposée à des sanctions de l'ONU contre le Soudan. Vivement critiquée, elle a dépêché dimanche à Khartoum son "représentant spécial pour l'Afrique", Liu Guijin, un poste créé début mai pour s'occuper du Darfour.
Mais pour François Grignon, directeur du programme Afrique à l'International Crisis Group, "la multiplication des initiatives en ordre dispersé, chacun allant de sa petite mission de quelques heures sur le terrain, n'aboutit à rien".
"La France a un rôle de jouer au Conseil de sécurité pour qu'avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, il y ait une stratégie commune", fait-il valoir.
En attendant, la réunion de samedi a "agréablement surpris" le président d'Urgence Darfour. "C'était décoiffant. Des diplomates de très haut rang et des représentants d'ONG parlant et partageant en même temps : ce n'est pas exactement comme ça que ça se passait précédemment".
Sources Jeune Afrique
Posté par Adriana Evangelizt