Kouchner s'excuse et Sarkozy veut un retrait d'Irak

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Kouchner s'excuse auprès de Maliki -

Sarkozy veut un retrait programmé d'Irak

Le président français, Nicolas Sarkozy, a réclamé hier un calendrier clair de retrait des troupes américaines d'Irak et a défendu la nécessité d'une «Europe forte» au sein d'un monde menacé par le terrorisme et le «défi» d'une confrontation entre islam et Occident.

Dans son premier discours de politique étrangère depuis son élection, M. Sarkozy a déclaré que la France avait été et restait hostile à la guerre américaine en Irak. Seule une «solution politique» peut mettre fin au bain de sang, a souligné M. Sarkozy dans ce discours-programme devant les ambassadeurs de France réunis à Paris.

Cette solution «passe par la marginalisation des groupes extrémistes et un processus sincère de réconciliation nationale», a-t-il dit. «Elle implique aussi que soit défini un horizon clair concernant le retrait des troupes étrangères.»

Les appels se sont multipliés ces dernières semaines aux États-Unis pour un début de retrait des troupes américaines d'Irak, que la Maison-Blanche a exclu jusqu'à présent.

Paris, qui s'était opposé à l'invasion américaine en 2003, tente de se positionner dans un rôle de médiateur en Irak, un changement d'attitude manifesté par la récente visite à Bagdad du chef de la diplomatie Bernard Kouchner.

Reprenant la thèse contestée d'un «choc des civilisations», M. Sarkozy a longuement décrit un monde menacé par le terrorisme, qui vise l'Occident comme le monde musulman ainsi que par le risque d'une confrontation avec l'islam.

Il a souligné le «devoir» d'une «coopération totale» entre services de sécurité des pays visés devant cette confrontation «voulue par les groupes extrémistes tels qu'al-Qaïda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigeria, un califat rejetant toute ouverture, toute modernité».

Pour sa part, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a présenté ses excuses au premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, pour avoir tenu dans la presse des propos appelant à sa démission.

Devant la conférence des ambassadeurs, il a précisé qu'«en effet ce n'est pas le rôle du ministre des Affaires étrangères françaises que de décider qui sera premier ministre dans un autre pays». Et d'expliquer à nouveau que «ce sont les critiques des Irakiens eux-même que je voulais retransmettre et j'ai maladroitement, une fois, en anglais, avec une petite vidéo, oublié de dire qu'il s'agissait de ce que j'avais entendu».

Faire plus

Le président George W. Bush a de son côté salué hier comme un «pas important» un accord passé la veille pour la réconciliation en Irak, mais a souligné que les dirigeants irakiens devaient faire «beaucoup plus» et que le Parlement devait traduire cet accord dans la loi.

«Le Parlement irakien se réunira à nouveau début septembre et il doit agir pour traduire en loi ce progrès politique», a dit M. Bush en parlant de l'accord trouvé la veille entre les dirigeants des trois grandes communautés irakiennes pour relancer le processus de réconciliation.

M. Bush a aussi réaffirmé le soutien aux Irakiens et à leurs dirigeants, à l'aube d'un débat aux États-Unis qui s'annonce ardent sur l'engagement américain dans un pays toujours en proie aux violences. La stratégie contestée de M. Bush va subir une rude épreuve en septembre, quand le Congrès se penchera sur une évaluation par l'administration de la situation en Irak.

Sources Le Devoir

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Bernard Kouchner

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