A propos de son divorce, le ton cassant du chef de l'Etat
Le Monde réagit aux propos de Sarkozy dont nous parlions ICI... "J'aurais tellement aimé qu'un grand journal comme 'Le Monde' puisse se passionner pour l'Europe plutôt que pour ma vie privée"...
A propos de son divorce, le ton cassant du chef de l'Etat
par Philippe Ridet
La réponse avait été préparée. Au cours de la conférence de presse finale du sommet de Lisbonne, vendredi 19 octobre, Nicolas Sarkozy a dû répondre à une question concernant "son état d'esprit au lendemain de son divorce" d'avec Cécilia Sarkozy et des déclarations de cette dernière à L'Est républicain. C'était le seul écueil prévisible en mesure de ternir la bonne issue du sommet.
Averti par un sondage CSA pour Le Parisien qu'une majorité des Français jugent cet événement de "peu d'importance", le chef de l'Etat a donc répondu sèchement, et l'auteur de la question en a pris pour son grade : "J'aurais tellement aimé qu'un grand journal comme Le Monde puisse se passionner pour l'Europe plutôt que pour ma vie privée. Mais après tout, c'est sans doute de ça qu'on doit être flatté. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Les Français ne m'ont par élu pour autre chose que travailler, travailler et encore travailler. Pour le reste, ils ne me demandent aucun commentaire. Ça les intéresse beaucoup moins que vous, et ils ont raison. Peut-être ont-ils également plus de pudeur, de discrétion, oserais-je dire, un poil d'élégance en plus."
M. Sarkozy a mal lu Le Monde qui n'a relaté, avec distance, que des informations vérifiées, tout en accordant une large place à l'adoption par les Vingt-Sept du nouveau traité de l'Union européenne. Sa violence verbale a deux explications. D'abord, le président et son entourage n'apprécient pas que Cécilia Sarkozy ait rompu la consigne de l'Elysée selon laquelle le couple ne ferait "aucun commentaire" sur leur divorce.
Par son ton cassant, le chef de l'Etat semble vouloir décourager toute nouvelle tentative de questionnement sur le sujet. D'autant qu'un autre entretien est paru dans le magazine Elle, qui a avancé sa parution au samedi 20 octobre, dans lequel Mme Sarkozy revient sur sa séparation, déclarant qu'elle "n'apporte plus" à Nicolas Sarkozy "ce dont il a besoin".
D'une question qui ne lui plaisait pas, le chef de l'Etat est ensuite passé à une autre qui ne lui a pas été posée à propos de la grève du jeudi 18 octobre. "Pas un de vous ne m'a posé la question sur les mouvements sociaux. Vous avez parlé d'un grand rendez-vous pour moi et quarante-huit heures après, rien. Cela doit vouloir dire que cela ne s'est pas si mal passé que ça."
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt