Arche de Zoé: Kouchner justifie son absence au Tchad par "une répartition des tâches"
Il vautmieux entendre ça de la part de Kouchner que d'être sourd ! Ainsi pour l'Affaire de l'Arche de Zoé, il a dit : "qu'il fallait respecter certaines règles dans l'humanitaire. Il a ainsi évoqué "le respect des autres", "l'écoute des populations que l'on vient soutenir"... faites ce que je dis mais pas ce que je fais, pourrait être sa devise...
Arche de Zoé: Kouchner justifie son absence au Tchad
par "une répartition des tâches"
PARIS - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui revient d'une tournée en Asie, a justifié dimanche soir le fait qu'il ne se soit pas rendu au Tchad aux côtés de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Arche de Zoé par "une répartition des tâches" entre les responsables français.
"J'étais ailleurs, il y a une répartition des tâches", a-t-il affirmé lors du Grand Rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France. Il a rappelé qu'il avait initié une cellule de crise, dirigée par la secrétaire d'Etat chargée des Droits de l'Homme Rama Yade, "qui a si bien travaillé". "Nous étions en contact permanent", a-t-il assuré.
Concernant le déplacement de M. Sarkozy dimanche au Tchad, parallèlement à la libération des trois journalistes français et des quatre hôtesses de l'air espagnoles détenus dans cette affaire, il a estimé que c'était dans le "tempérament" du président français. "Quand il s'intéresse à une histoire, quand il pense qu'il peut participer au règlement de cette histoire, il le fait", a-t-il souligné, en ajoutant que "c'est un homme qui aime prendre des risques".
Interrogé sur le sort judiciaire des six membres de l'ONG L'Arche de Zoé inculpés et détenus au Tchad, il a affirmé que "c'est à la justice tchadienne d'abord d'en décider". "Nous avons des accords avec le Tchad", a-t-il ajouté, en refusant tout "retour au colonialisme" dans la manière de se comporter dans ce dossier.
Bernard Kouchner a jugé par ailleurs qu'il s'agissait d'une "très triste histoire" et a insisté sur le fait qu'il fallait respecter certaines règles dans l'humanitaire. Il a ainsi évoqué "le respect des autres", "l'écoute des populations que l'on vient soutenir" et "surtout faire l'état des besoins".
Concernant le rôle du ministère des Affaires étrangères dans cette affaire, il a défendu l'action menée par le Quai d'Orsay. "Nous avions alerté", a-t-il affirmé, en ajoutant qu'ils ne pouvaient toutefois pas empêcher les ONG d'agir, celles-ci n'ayant "pas à être régentées par l'Etat". AP
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt