Euro-dollar : Sarkozy craint une "guerre économique"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On ne va pas jeter l'eau du bain avec l'enfant Sarkozy car il a raison en ce qui concerne le dollar et le yuan, simplement il semble oublier que la guerre économique avec les USA, il y a longtemps qu'elle a commencé. Il fait preuve, de surcroît, d'une grande naïveté en les croyant enclins à une concurrence loyale et ce, dans bien des domaines... car ils se conduisent comme de véritables requins. En n'oubliant pas les OGM qu'ils veulent imposer à tous les pays, par exemple. Sarkozy semble ignorer surtout que c'est le complexe militaro-industriel qui gouverne aux Etats-Unis et que Bush n'est que leur marionnette... c'est pour cette raison d'ailleurs qu'ils font la guerre partout... Lire l'analyse très intéressante Réseaux conservateurs et nouvelle doctrine américaine de sécurité... Nous vous posons un extrait...

Plusieurs interrogations surgissent alors : dans le nouveau discours sur la sécurité nationale, quels sont les éléments qui relèvent vraiment d’une évaluation objective de la menace et de la façon de la traiter ? Quels sont ceux qui relèvent d’une idéologie guerrière ? Quels sont ceux qui relèvent de l’intérêt d’industries qui voient dans la multiplication des formes de « contingences » une source inaltérable de profits ? La présence massive de représentants des plus grandes entreprises de la défense au Pentagone et comme soutiens financiers des « boîtes à idées » qui ont écrit la nouvelle doctrine de sécurité, interpelle l’observateur. L’Etat américain est-il au service de ces entreprises (un rêve ancien de l’économie conservatrice pour toutes les entreprises) ? Leur intérêt est-il devenu l’intérêt national de sécurité des Etats-Unis ? Peut-on parler d’une « privatisation effective du Pentagone » et si la réponse est « oui », celle-ci est-elle une garantie de sécurité pour l’Amérique et le reste du monde ? S’il y a « privatisation » du secteur de la défense, est-elle la face la plus visible d’une « privatisation » plus vaste de l’Etat américain et l’illustration d’une « démocratie confisquée » face à laquelle les verrous de contrôle, les contre-pouvoirs et les citoyens libres sont démunis et impuissants ?

Euro-dollar : Sarkozy craint une "guerre économique"


 

Lors d'un discours devant le Congrès américain à Washington, le président français s'est inquiété de la faiblesse du dollar.

Nicolas Sarkozy a prononcé, mercredi 7 novembre, un discours centré sur la longue amitié franco-américaine, devant le Congrès américain à Washington.
Le président français y a à nouveau dénoncé la faiblesse du dollar et du yuan, estimant que ce "désordre monétaire" risquait de "se muer en guerre économique". Il a donc exhorté les Etats-Unis à promouvoir une plus juste parité de leur monnaie vis-à-vis de la devise européenne.
En matière de climat, il a également demandé aux Etats-Unis, qui n'ont pas signé le protocole de Kyoto, de "prendre la tête" du combat contre le réchauffement climatique.

Appel à un dollar fort

Plus tôt dans la journée, le chef de l'Etat s'était entretenu avec le nouveau président du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn. La rencontre avait duré une dizaine de minutes.
Mardi, il avait déjà appelé à un dollar fort et à une réévaluation du yuan, quelques heures à peine après son arrivée à Washington.
Les Etats-Unis n'ont pas besoin "d'un dollar trop faible" pour soutenir leur économie, avait déclaré le président français devant le French American Business Council. "Une grande économie doit avoir une grande monnaie. Vous n'avez pas besoin d'un dollar trop faible, votre technologie, votre savoir faire ça suffit".

Pénalisant les exportations européennes

La faiblesse historique du dollar face à l'euro donne un coup de fouet aux exportations américaines et à l'inverse pénalise celle des pays européens.
Concernant le yuan, le chef de l'Etat avait également indiqué qu'il tenterait de convaincre les autorités chinoises de laisser leur monnaie se réévaluer, à l'occasion de son voyage en Chine du 25 au 27 novembre. "Je vais aller en Chine et je leur dirais vous avez une réussite tellement spectaculaire [...], vous n'avez pas besoin d'avoir une monnaie si dévaluée pour gagner. [...] Ce n'est même pas utile, cela crée les conditions d'un déséquilibre et au fond ce déséquilibre vous concernera".

Une concurrence commerciale loyale

Ces déclarations interviennent alors que les milieux d'affaires américains mais aussi l'administration du président Bush entendent faire pression sur Pékin pour qu'il laisse la valeur du yuan augmenter par rapport au billet vert. Ils imputent leur énorme déficit commercial avec la Chine, de 232 milliards de dollars en 2006, à la faiblesse du yuan.
Nicolas Sarkozy a également plaidé en faveur d'une concurrence commerciale loyale entre l'Europe et les Etats-Unis, faisant allusion aux relations difficiles entre les constructeurs aéronautiques américain Boeing et européen Airbus, notamment à leur différend devant l'Organisation mondiale du commerce à propos des aides publiques. "On veut se battre à la loyale avec des règles du jeu connues de tout le monde".

Sources Challenges

Posté par Adriana Evangelizt








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Publié dans DETTE-DEFICIT-ECONOMIE

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