POLEMIQUE SUR SARKOZY

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nous sommes en train de passer de l'Etat Social à l'Etat Penal comme aux USA. Merci Sarkozy.  La tolérance zéro et la chasse aux chômeurs va livrer des milliers de malheureux à la pauvreté et à la misère.  Davantage sont réduites les mesures sociales et davantage se remplissent les prisons ces dernières se substituant aux aides sociales. Ca c'est un premier point. Le second étant que nous sommes en train de transformer notre démocratie en Etat sécuritaire avec tout ce que cela comporte de répression et d'emprisonnements encore... bref, l'avenir de la France est cerné de barreaux. Pour les pauvres, les sans travails, les gens venus d'ailleurs... Liberté Egalité Fraternité... des mots, rien que des mots !

Ci dessous un post reçu de Laurent Bonnelli - Etat Penal

 

La dialectique de la mise en danger et de l'urgence pour justifier les mesures liberticides nouvelles n'est pas nouvelle. Les attentats du 11 septembre et l'émotion - légitime - qu'ils ont suscité avaient constitué
une occasion importante de faire passer toutes les mesures prévues de longue date, mais bloquées par les résistances citoyennes, militantes ou juridiques. En France, on se souvient notamment de la LSQ et de la LEN, qui étendent les pouvoirs d'investigation policiers et limitent les libertés, et qui avaient été déposées dès le printemps 2001.


Mais ici, le bondissant ministre de l'intérieur va plus loin.... Il commandite les arrestations pour qu'elles coincident avec ses viriles déclarations, quand bien même celles-ci avaient été enregistrées la semaine précédente... Un peu gros.....

Sans présager de l'innocence ou de la culpabilité des personnes mises en cause, il sera sans doute intéressant de voir dans quelques mois quelles sont les charges réelles qui pèsent sur elles et si le péril était aussi éminent que ne le laissait entendre N. Sarkozy...
LB

L'annonce par M. Sarkozy d'arrestations antiterroristes suscite des questions

 

 

LEMONDE.FR | 27.09.05 | 19h55  •  Mis à jour le 27.09.05 | 20h02

La polémique faisait rage, mardi 27 septembre. Le quotidien Le Parisien, et le Parti socialiste reprochent à Nicolas Sarkozy d'avoir annoncé, lors de l'enregistrement d'une émission télévisée, l'arrestation de neuf personnes proches des milieux islamistes, cinq jours avant qu'elle ait effectivement lieu. Ce que l'entourage du ministre de l'intérieur dément.

Lors de l'émission "Pièces à conviction", diffusée lundi soir sur France 3 mais enregistrée le mercredi après-midi précédent, Nicolas Sarkozy évoquait des arrestations en cours : "A la minute où je vous parle, des arrestations ont lieu. Ce sont des arrestations préventives mais ceux qu'on a été chercher savent pourquoi on a été les chercher", a-t-il déclaré. Certains y ont vu une allusion - par anticipation - au coup de filet qui a eu lieu près de Paris, lundi, contre neuf personnes proches des milieux islamistes - une opération abondamment filmée et photographiée par des journalistes.

Interrogé mardi matin, l'entourage de Nicolas Sarkozy a démenti une telle interprétation, expliquant qu'"à la minute où il a enregistré l'émission, il y avait des interventions. Toute la semaine il y en a eu. Il y a tous les jours des arrestations d'islamistes." A propos de la présence de journalistes sur les lieux du coup de filet de lundi, les mêmes sources font valoir que, lors d'une opération "où trois services interviennent - la DST, les RG et le RAID - il est évident que l'information fuite un peu".


"FAUTE GRAVE POUR LA SÉCURITÉ NATIONALE"

Le Parti socialiste a pour sa part demandé "solennellement" au ministre de l'intérieur de "s'expliquer dans les plus brefs délais sur les conditions dans lesquelles il a été amené à s'exprimer par anticipation (...) sur une opération de lutte contre le terrorisme". "S'il s'avère que les personnes appartenant à une cellule islamiste interpellées dans ces conditions préparaient un attentat sur le territoire français, cette
communication anticipée serait alors une faute extrêmement grave et dommageable à la sécurité nationale", a déclaré le PS dans un communiqué. La lutte contre le terrorisme "ne saurait être détournée
pour des opérations de communication-spectacle à des fins politiciennes", conclut-il.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a écrit au premier ministre, Dominique de Villepin, pour lui demander des "éclaircissements" sur "l'attitude pour le moins légère du ministre de l'intérieur" dans cette affaire."S'il s'avère que les personnes interpellées préparaient un ou des attentats sur le territoire, cette publicité intempestive représenterait une faute grave pour la sécurité
nationale", estime-t-il. "Chez M. Sarkozy, il y a quelque chose d'inquiétant qui nous fait penser que son efficacité en tant que ministre de l'intérieur est de plus en plus douteuse", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d'une rencontre avec la presse.



CONJECTURES SUR LES CIBLES DES ISLAMISTES PRÉSUMÉS


Mardi, l'enquête concernant les desseins de ces neuf hommes et femmes, en garde à vue depuis lundi, semblait avoir peu avancé. Selon des sources proches du dossier citées par l'AFP, "Ils étaient dans une
logique d'action. Ils l'avaient décidé, ils l'auraient fait". "Ils n'avaient pas choisi leur cible", mais évoquaient le métro, l'aéroport d'Orly ou le siège de la DST, estiment ces sources, qui se disent confortées sur ce point par des éléments obtenus après l'arrestation, le 9 septembre à Alger, de M. B., complice présumé du groupe, parti de France quelques semaines plus tôt.

Les perquisitions effectuées lundi aux domiciles des neuf personnes arrêtées n'ont pas permis de confirmer ces cibles. Ni armes ni explosifs n'ont été découverts. Seuls des ordinateurs et une "nombreuse documentation technique à caractère informatique" ont été saisis.
L'arrestation fortuite de trois de leurs proches qui avaient braqué un travesti au bois de Boulogne"a pu les alerter", et les pousser à s'en débarrasser. D'autant que deux des sept principaux membres du groupe ont l'habitude des enquêtes policières. Selon une autre source, la cellule disposait de "détails assez précis concernant le siège de la DST", mais ils pourraient venir tout simplement de "frères" placés en garde à vue dans ces locaux.



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Publié dans LA LIBERTE EN DANGER

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