2000 MILLIARDS DE DETTE PUBLIQUE, UN RECORD !
Et pour enfoncer le clou bien profond, voilà un article qui explique bien la situation dans laquelle nous nous trouvons et par la faute à qui. La dette de la France s'élève à 1 100 milliard d'euros soit près de 18 000 euros par français. Le pire étant qu'il faut ajouter à cela 900 milliards pour la retraite des fonctionnaires, promesse faite par DDV lui-même ! Comme l'explique Patrice Biancone, la dette est le résultat d'une mauvaise gestion, or tous les derniers gouvernements se sont employés à l'augmenter. Nous apprenons aussi que seul le gouvernement Jospin était parvenu à la faire baisser mais qu'elle a repris de plus belle sous Raffarin et de Villepin, les records de pic atteints étant décernés à Balladur et à Juppé. On emprunte pour combler les déficits, on privatise pour ramasser de l'argent qui passe où ? On vous le demande ! Or, pour rembourser cette dette, il va falloir économiser, "tailler"... voyez-vous ce dernier mot nous met en alerte. On "taille" dans quoi ? Comme aux USA, dans le social. Nous comprenons mieux alors pourquoi la chasse aux chômeurs est ouverte. Ce sont toujours les petits, le Peuple qui trinque. Cette situation ne sera plus tenable à la longue, qu'on se le dise. Le Peuple de France est à cran. Les dernières émeutes ne sont qu'un signe parmi tant d'autres. Nous ne laisserons pas les élites -toutes tendances confondues- nous tondre davantage alors que nous ne possédons plus rien. Ce que nous avons fait en 1789, nous pouvons le recommencer. Alors soyez gentils... cessez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. La révolte couve et gronde...
DETTE PUBLIQUE : LE MAL FRANCAIS
par Patrice BIANCONE
On ne nous cache rien. Et on nous dit tout, ou presque... mais avec retard. Il aura fallu attendre, en effet, la décision de celui qui pense, et avoue, que la France vit au-dessus de ses moyens pour se faire une idée très précise de ce que représente la dette publique. Thierry Breton, l'été dernier, avait demandé à Michel Pébereau, le président de BNP-Paribas, un rapport sur les comptes du pays. Il sera présenté aujourd'hui. Des comptes calamiteux avec une dette totale de 1 100 milliards d'euros soit près de 18 000 euros par Français. Un chiffre qui donne le vertige d'autant plus qu'il faut ajouter, les engagements à moyen terme : 900 milliards pour la retraite des seuls fonctionnaires, promesse faite par le gouvernement qu'il faudra bien tenir.
En d'autres termes, ce qui surprend dans ce rapport Pébereau, ce n'est pas tellement le montant du déficit dont on se doutait qu'il avoisinait la somme avancée, mais le fait que le gouvernement ait choisi de communiquer sur ce sujet qui barbe tout le monde et qui se retrouve tout de même placé en tête des préoccupations de nos dirigeants. La dette, c'est ce que l'on doit. La dette publique, c'est ce qu'il faudra rembourser collectivement. La dette, comme dit le ministre de l'Economie, ce n'est pas une fatalité, ce que nous confirmons volontiers : la dette, c'est tout simplement le résultat d'une gestion. Or, en la matière, nous pouvons dire que tous les gouvernements de ces dernières années se sont employés à l'augmenter, trouvant sans doute qu'il est plus facile d'emprunter que de trouver des solutions originales pour maintenir l'économie à flot.
De Pierre Mauroy à Dominique de Villepin la machine s'est singulièrement emballée avec des accélérations quand Edouard Balladur et Alain Juppé étaient à Matignon. Seul le gouvernement de Lionel Jospin est parvenu à faire baisser sensiblement cette dette avant que celui de Jean-Pierre Raffarin, puis celui de Dominique de Villepin, ne la relance à la hausse. Une attitude qui fait dire aux auteurs du rapport qu'il faut rompre avec la facilité. Ce qui annonce d'autres réformes, réformes douloureuses, puisque pour rembourser il va falloir économiser, et pour économiser tailler. Ainsi, se défendant de proposer des mesures de droite ou de gauche, le rapport propose t-il un gel des dépenses de l'Etat, un retour à l'équilibre des comptes sociaux et une mobilisation de l'intégralité des plus-values fiscales.
Un plan d'une durée de cinq ans. Une législature, pendant laquelle la France ne vivrait plus au dessus de ses moyens et montrerait l'exemple en appliquant rigoureusement les recommandations Pébereau. Il en va de la crédibilité de l'action du gouvernement actuel. Désormais, les responsables politiques qui réclament volontiers des comptes sur le passé vont devoir se préoccuper de l'avenir pour de bon et non plus se contenter de gérer à vue en attendant les élections suivantes tout simplement parce qu'en se ruinant, l'Etat nous ruine...Cela annonce sans doute la fin de l'Etat-providence, la fin de l'Etat-infirmier, la fin de l'Etat-entrepreneur, la fin de l'Etat-commerçant, qui, comme le disait un historien de la troisième République, gère selon des méthodes qui conduiraient immanquablement un particulier à la faillite. Nous y sommes.
Sources : RFI
Posté par Adriana Evangelizt