DDV ET LE SAMU SOCIAL

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nous pensons fortement que pour éviter qu'il y ait des sans-abri, il faudrait commencer à s'intéresser aux précaires avant qu'ils ne tombent au plus bas. Accompagner les personnes avant qu'elles ne se retrouvent "sans abri". Pour soigner le mal, il faut en chercher la racine. Or supprimer le chômage plus tôt que prévu et faire descendre les gens dans les "minima sociaux" lorsqu'ils ne trouvent pas de travail est un gros problème. Il est donc fort à craindre qu'il y aura davantage de déracinés dans les mois qui viennent...

Villepin encourage le Samu social de Paris

par Elie Maréchal

En visite hier au «115», le premier ministre a sollicité des «idées nouvelles» en matière d'accompagnement personnalisé et de réinsertion des sans-abri.

SUR LE LIVRE D'OR, Dominique de Villepin a tracé, d'une fine écriture : «Avec tendresse et amitié, bravo pour l'exemple !» Le premier ministre achevait ainsi, hier matin, sa visite dans les nouveaux locaux du Samu social de Paris. A quelques jours de Noël, qui dilate les coeurs, il est venu encourager, à l'invitation du Dr Xavier Emmanuelli, président-fondateur du Samu social, le travail quotidien des salariés et des bénévoles au service des sans-abri.


Accompagné de la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, Dominique de Villepin a visité la plate-forme d'appels du numéro d'urgence – le 115 –, puis rencontré, devant leurs seize véhicules de maraude, les intervenants de nuit et les équipes spécialisées du plan hivernal.

Avec un budget annuel de 50 millions d'euros, le Samu social de Paris (groupement d'intérêt public) compte 550 salariés et 140 bénévoles qui, de jour comme de nuit, vont à la rencontre des personnes dans la rue et paraissant en détresse physique ou sociale.

«Des propositions concrètes»


«Je suis heureux de voir cette mobilisation mais je mesure aussi tout le chemin qui reste à parcourir, a conclu Dominique de Villepin. Dans le défi qu'on a à relever, il y a l'urgence et puis tout l'accompagnement personnalisé qui permet véritablement d'aller jusqu'à la réinsertion. Il faut chercher des idées nouvelles et prendre en compte la diversité des problèmes.»


En faveur des SDF, le premier ministre avait demandé, il y a un mois, à Xavier Emmanuelli et à Bertrand Landrieu, préfet de la Région Ile-de-France, «à partir d'un diagnostic et d'une évaluation de la situation, de faire des propositions concrètes et opérationnelles», pour apporter «des réponses de fond» et «sortir de l'urgence». A la fin de ce mois-ci lui sera remis un rapport d'étape, en vue d'«un plan d'action». «N'hésitez pas à proposer !», a insisté Dominique de Villepin.


Stefania Parigi, directrice générale du Samu social de Paris, estime que, si l'action d'urgence est nécessaire, elle doit aussi être suivie d'un relais-logement.

Structures d'accueil

Un tel lieu d'accueil semi- collectif permet à la personne de se stabiliser, après l'errance de la rue. Pour Arnaud, infirmier de 25 ans, «le plus dur est, après s'être battu pour créer un lien avec une personne de la rue, que, faute de structures d'accueil, tout s'effondre».

Surprenante est donc l'«opération-coup de poing» que l'organisation humanitaire Médecins du monde (MDM) a déclenchée mercredi : une soixantaine de tentes-igloos ont été distribuées à des sans-abri parisiens.

Il faut, déclare la responsable de la mission SDF de MDM, Graziella Robert, «attirer l'attention sur le nombre de personnes qui vivent dans la rue et remettre complètement à plat le système d'hébergement pour les SDF car le système actuel ne marche pas».


Pour Catherine Vautrin, cette distribution «est une idée qui peut paraître généreuse mais qui est en fait totalement contre-productive». En effet, les SDF «ne doivent pas rester coupés du monde» et, pour «maintenir un lien», des centres d'hébergement paraissent plus adaptés qu'une tente.

Sources : L'EXPRESS

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LA MISERE EN FRANCE

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