Notre analyse : Uribe nous mène en bateau depuis le début

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Vous voyez, tout se recoupe par rapport à ce que nous disions ICI. Le 31 décembre, l'armée colombienne a tué un membre important des Farc au cours d'intenses combats. Or justement, le 31 décembre les Farc ont fait passer un message à Chavez comme quoi la remise des otages était impossible à cause des combats. Chavez avait même précisé "il faut "un véritable cessez-le-feu" pour que les Farc remettent les otages. Or, qu'a dit à maintes reprises Uribe le menteur ? Il a affirmé qu'aucun combat n'avait été enregistré dans la région prévue pour la libération poussant même le vice jusqu'à dire qu'il avait "donné l'ordre de ne pas tirer un seul coup de feu". Uribe est un menteur. Un malhonnête. Un pourri. Une crapule. Le 23 décembre déjà, son armée pilonnait les zones où devait avoir lieu la libération. Voilà ce qu'il appelle "pas un coup de feu". On ne peut pas lui faire confiance. Tout le monde sait très bien ce qu'il se passe en Colombie. Toutes les exactions que commettent les militaires et para-militaires, tuant, violant, massacrant à gogo et faisant croire que ce sont les Farc. Ce sinistre individu nous mène en bateau depuis le début. La vérité, c'est qu'il ne veut pas la libération d'Ingrid Bétancourt. Pourquoi ? C'est simple. En redevenant libre, elle deviendrait une héroïne et pourrait largement témoigner de ce que fait Uribe et ses sbires. Dire, par exemple, pourquoi elle a été faite prisonnière. Sans compter la popularité de cette jeune femme. Voilà pourquoi il n'a aucun intérêt à ce qu'elle soit libre. Souvenons-nous aussi qu'en juin 2007, l'armée a donné l'assaut dans un campement des Farc et que 11 otages ont été tués. Tout ça, parce qu'au mois de mai Uribe avait choisi de libérer les otages par la force alors que la France y était opposée. Cela ne l'a pas empêché quelques jours plus tard de n'en faire qu'à sa tête.

Il y a beaucoup de zones d'ombre dans cette histoire. Notamment le pseudo policier colombien qui se serait évadé de chez les Farc au mois de mai justement. Or comme par hasard l'assaut de l'armée a eu lieu quelques jours plus tard. Nul doute que cet homme -John Frank Pinchao Blanco- a bien dû graver dans sa tête l'itinéraire pour donner des précisions à l'armée afin qu'elle aille sur les lieux et pilonne l'endroit. Bénéfice 11 otages tués. A sa libération, l'homme a dit qu'il avait mis 17 jours pour traverser la jungle, il a donné l'interview avec une chaîne autour du cou et dit qu'Ingrid Bétancourt avait fait cinq tentatives d'évasion, qu'elle avait été sévèrement punie et même qu'elle avait fait une hépathite. Souvenons-nous, il a dit qu'Ingrid écrivait beaucoup et qu'un jour de colère, elle avait déchiré le cahier. Or, comme par miracle, voilà qu'une lettre -sur 7- surgit annoncé par  le gouvernement colombien le 30 novembre. On apprend que la numérotation des pages a été arrachée. Ne pourrait-on pas penser qu'Ingrid a  donné son cahier à Pinchao -ou qu'il le lui aurait volé ?- avant de s'évader ? Ne pourrait-on pas penser que cette lettre -qui ferait partie d'une série de 7- ne serait en fait que le fameux cahier ? En tout cas, c'est ce que nous pensons. L'évadé, sitôt arrivé en lieu sûr, aura donné ce cahier à son état-major et ensuite l'interview n'est que du cinéma. Car pourquoi avoir arraché le numéro des pages ? Si ce n'est pour camoufler quelque chose ? Avez-vous lu la lettre d'Ingrid Betancourt ? Elle aurait pu être écrite n'importe quand car cela ressemble justement davantage à un journal qu'à une lettre. Et le fait d'avoir arraché les pages, ne serait-ce pas pour en rajouter d'autres où elle parle de Chavez ou de Sarkozy ? Il est très facile d'imiter une écriture en y mettant le temps.

D'autre part, avec vous vu la video d'Ingrid ?

 

La jeune femme reste très statique tout le long du tournage. Ne serait-ce pas une photo qui aurait été filmée ? A peine bouge-t-elle un quart de seconde au début et quand on voit ce que d'autres font avec l'image de ben Laden, ce petit trucage est aussi facilement réalisable sur une photo d'Ingrid. Qui sait si "l'évadé" en emportant le cahier n'aurait pas aussi emporté des photos ? Et qui sait, au pire des cas, si ce sont vraiment les Farc qui ont Ingrid Bétancourt ? N'u aurait-il pas de faux Farc qui seraient en réalité les paramilitaires d'Uribe ? Tout est envisageable. En tout cas, nous sommes certains que ses fameuses lettres sont son cahier.

De surcroît, comme vous le verrez ci-dessous le fameux évadé Pinchao se trouve en mauvaise posture. Lui qui a donné tant de renseignements sur Ingrid et sur son amie Clara Rojas n'a jamais dit à son retour chez les vivants que l'enfant n'était plus là-bas. D'ailleurs il n'en parle pas. Il dit "J'étais avec la doctora Ingrid. (...) La doctora Clara se trouvait dans un autre groupe, ils l'avaient séparée d'Ingrid... mais ils (les FARC) les ont emmenés dans un autre campement. Puis à la fin ils les ont ramené où nous étions" et rien sur l'enfant. Or là, il dit qu'il ne sert à rien de voir l'enfant puique un enfant change avec le temps. Mais si on a emmené l'enfant en 2005 dans l'hôpital colombien, c'est donc que lorsqu'il s'est évadé, il n'était plus dans le campement des Farc. Il est impensable que le policier n'en ait pas entendu parler. Donc il ment. Donc, il faut un autre test ADN sur l'enfant, ce que Nicolas Sarkozy devrait exiger avec des médecins français. Voilà ce que nous pensons.

 

Otages : les spéculations continent d'aller bon train en Colombie

 

L'échec de l'opération visant à récupérer trois otages des Farc continuait jeudi d'alimenter les spéculations en Colombie, où l'armée a annoncé avoir tué un membre important de la guérilla le jour même du report de la mission humanitaire organisée par le Venezuela.

Présenté comme un "émissaire et homme de confiance du secrétariat" des Farc, l'organe dirigeant de la rébellion marxiste, le guérillero a été abattu le 31 décembre au cours d'"intenses combats", selon l'armée.

Ce même jour, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avaient adressé au président vénézuélien Hugo Chavez un message annonçant le report de la triple libération en raison de la persistance d'opérations militaires.

Le guérillero tué, identifié seulement par son surnom "Carpintero" (Charpentier), "était chargé de planifier et mettre en oeuvre les enlèvements politiques et les rackets au niveau national et international", a affirmé l'armée dans un communiqué publié sur son site internet.

Les combats se sont déroulés dans le département colombien d'Arauca, limitrophe de l'Etat vénézuélien d'Apure où se trouve l'un des aéroports qui avaient été préparés par les Vénézuéliens pour accueillir les trois otages après leur libération.

La mission humanitaire, provisoirement installée à Villavicencio dans le département colombien de Meta (centre), devait aller récupérer dans la forêt Clara Rojas, l'adjointe de l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel et une ancienne parlementaire, Consuelo Gonzalez.

Les quatre hélicoptères envoyés par M. Chavez pour cette délicate opération sont repartis jeudi vers le Venezuela.

Les délégués internationaux de la mission se sont dit prêts à participer à une nouvelle tentative, en cas d'accord préalable solide sur le "déroulement de l'opération", selon le chef de la diplomatie argentine Jorge Taina.

L'émissaire brésilien, Marco Aurelio Garcia, a lui estimé qu'il "vaudrait mieux" organiser une opération clandestine.

S'il n'a jamais évoqué la suspension des opérations militaires, le président colombien Alvaro Uribe avait affirmé qu'aucun combat n'avait été enregistré dans la région prévue pour la libération, où il a "donné l'ordre de ne pas tirer un seul coup de feu".

Pour les autorités colombiennes, le report de la mission serait dû au fait que les Farc ne détiennent plus Emmanuel, le fils de Clara Rojas, qui serait hébergé depuis deux ans dans un foyer à Bogota.

L'homme qui a recueilli puis remis le prétendu Emmanuel aux services de l'enfance, assure qu'il s'agit bien du garçon né en captivité il y a trois ans.

Selon cet habitant du département de Guaviare (sud-est), qui a réclamé la protection de l'Etat, la guérilla lui en aurait confié de force la garde, avant de venir le lui réclamer en vue de l'opération humanitaire.

"Les Farc m'avaient donné jusqu'au 30 décembre pour rendre l'enfant", a-t-il confié à la justice, croit savoir jeudi le principal quotidien colombien El Tiempo qui s'appuie sur des sources provenant des services de sécurité.

Le policier et ex-otage John Franck Pinchao qui a vu le véritable Emmanuel pendant sa captivité, a indiqué jeudi qu'il n'avait pas rendu visite à l'enfant hébergé à Bogota.

"Je pourrais y aller, mais je ne crois pas que cela aiderait" car "un bébé change avec le temps", a-t-il déclaré à la presse, s'en remettant aux tests ADN pratiqués sur la famille de Clara Rojas et l'enfant pour comparaison.

L'Agence bolivarienne de presse (ABP), proche des Farc dont elle répercute les messages, a réfuté jeudi l'hypothèse selon laquelle l'enfant ne serait plus en leur possession, accusant le gouvernement de "détourner l'attention".

Cette agence souligne, dans un communiqué non signé, que la guérilla est en train de mener "de vrais combats pour réaliser cette libération qui a été promise" à M. Chavez.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 
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Publié dans Ingrid Betancourt

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