Le salaire des fonctionnaires en question

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors les fonctionnaires, ces mal lotis à les entendre, veulent aussi une augmentation de salaire.... Nous préférons nous taire sur la question mais nous n'en pensons pas moins.

Deuxième séance de négociations consacrée aux salaires des fonctionnaires

 

Le ministre de la Fonction publique, Christian Jacob, doit présenter jeudi une proposition salariale chiffrée à des syndicats de fonctionnaires qui le mettent en garde sur la nécessité d'engager la discussion sur une base "acceptable".Les organisations syndicales avaient claqué la porte d'une première réunion, le 6 décembre, face au refus de M. Jacob d'avancer un chiffre quelconque.

Dans un premier temps, le ministre avait envisagé une négociation globale, combinant des mesures d'ordre tout à la fois salarial, social et statutaire pour garantir le maintien du pouvoir d'achat. Une méthode dénoncée par les syndicats à plusieurs reprises.

La réunion de jeudi sera donc exclusivement consacrée aux salaires, a-t-on fait savoir au ministère.

Les fédérations de fonctionnaires réclament en priorité une augmentation du point d'indice (qui sert de base de calcul aux salaires) compensant au moins l'inflation, prévue à 1,8% pour 2006. Elles demandent aussi le rattrapage d'une perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires qu'elles évaluent à 5% entre 2000 et 2004. "On ne peut pas indéfiniment reporter les échéances", juge Yves Missaire de la CFTC.

M. Jacob ne devrait pas prendre le risque de heurter à nouveau de front les syndicats en se présentant les mains vides, après que les sept fédérations (CGT, FO, FSU, CFDT, CFTC, CGC et Unsa) ont réitéré leur exigence commune de "propositions concrètes et chiffrées" sur les salaires.

Selon Charles Bonissol, de la CFE-CGC, M. Jacob aurait ainsi l'intention de proposer "une augmentation de 0,5% au 1er juillet", un chiffre que le responsable syndical juge "difficilement acceptable".

"J'espère que M. Jacob ira un peu plus loin, qu'il n'en restera pas à ces 0,5% et que derrière on pourra ouvrir une véritable négociation", a-t-il déclaré.

Jean-Marc Canon, de la CGT, juge également cette proposition "beaucoup trop éloignée du pouvoir d'achat pour que ça soit une base discutable".

"Si le ministre fixe d'emblée comme limite de la négociation 0,5% d'augmentation, il est peu probable que la CGT reste longtemps en séance", a-t-il menacé.

Marie-Claude Kervella, de la CFDT, estime aussi que "ce n'est pas une base de discussion acceptable", avertissant: "si on part avec une proposition à 0,5% je ne vois pas comment on pourrait aller plus loin dans la discussion".

Pour Gérard Aschieri, de la FSU, une telle proposition équivaudrait à "programmer une perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires de 1,3% pour 2006".

Si ce scénario est retenu, "il faudra se poser la question de la grève ou de manifestations d'ampleur", prévient-il, les syndicats s'étant donné rendez-vous jeudi à l'issue de la réunion.

De son côté, la fédération Unsa-Fonctionnaires a demandé mercredi à M. Jacob d'augmenter les salaires des fonctionnaires d'au moins 1,8%.

Deux responsables confédéraux ont renforcé la pression sur le gouvernement.

Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a réclamé sur France 2 une "hausse significative des salaires". Evoquant "une proposition qui va peut-être avoisiner les 0,5%", M. Thibault "conseille vraiment" au ministre "de réfléchir avant d'annoncer ça comme mesure d'augmentation des salaires pour la Fonction publique".

Dans un même registre, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a prévenu sur France Info que "si le ministre ne vient qu'avec cette proposition-là, les négociations ne vont pas durer longtemps".

Sources : YAHOO FR

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans REFORME DE L'ETAT

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G
le problème des fonctionnaires est particulièrement crucial, d'une part ils sont trop nombreux, plus de 25% de la population active du pays en raison d'une vague de recrutement inconsidérée lors de la décentralisation de 1982,dont ils ne sont en rien responsables, par ailleurs si leurs salaires représentent plus de la moitié du budget de l'état il faut cependant reconnaître que près de 80% de leurs salaires sont top modestes.Après le jeune DUTREUIL, notre nouveau ministre aura bien du mal à trouver des solutions acceptables tant pour le pays que pour les fonctionnaires eux-mêmes.<br /> la <br />  gilles
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