Prison ferme requise contre le fils Pasqua

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors quand on lit les deux article ci-dessous, on a vraiment du mal à se maîtriser. Vraiment. Quand on voit combien est criminalisé le citoyen ordinaire et que des gens de la sorte dont un fut ministre de l'Intérieur et plus ou moins réhabilité par Sarkozy, on se dit qu'il y a vraiment quelque chose qui cloche... pourvu que ça dure !

Lire aussi Pasqua, réfugié politique au Sénat... ou comment Sarko et Chirac l'ont protégé. Ah ils peuvent nous faire la leçon ! Et nous supposons qu'ils n'ont pas honte non plus. Ils sont bien trop haut placés pour en éprouver sans doute.

 

Prison ferme requise contre le fils Pasqua


Une peine de deux ans de prison ferme et 200.000 euros d'amende a été requise à Paris contre Pierre-Philippe Pasqua, fils de l'ex-ministre de l'Intérieur jugé dans une affaire de corruption et actuellement en fuite à l'étranger.


Pierre-Philippe Pasqua, qui se trouverait en Tunisie, ne s'est pas présenté à l'audience. Un mandat d'arrêt international a été lancé contre lui pendant l'enquête.


Il lui est reproché d'avoir perçu 613.000 euros, soit la plus grande partie d'une commission de 5,2 millions de FF (environ 790.000 euros) versée en 1994 par Alstom pour obtenir l'autorisation administrative de déplacer le siège de sa société.
Le tribunal doit mettre son jugement en délibéré vendredi.


Le substitut du procureur Marie-Christine Daubigney a mis directement en cause Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur au moment des faits, considérant qu'il était à l'origine de l'ensemble de l'opération.

"Au plus haut niveau de l'Etat, au plus haut niveau décisionnel d'un groupe industriel mondialement reconnu, chacun a failli à son devoir de probité, chacun a contribué à donner à son pays une excellente note au palmarès de la corruption", a-t-elle dit.


Elle a aussi réclamé deux ans de prison dont six mois fermes contre Pierre-Henri Paillet, ancien délégué à l'aménagement du territoire au ministère de l'Intérieur, et ex-homme de confiance de Charles Pasqua.


Deux ans de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende ont été demandés contre l'ancien P-DG d'Alstom Pierre Bilger, 65 ans, qui a dirigé la société de 1991 à 2003.


A l'audience, ce dernier a reconnu les fait et accusé Charles Pasqua de l'avoir "racketté". Le procureur a objecté qu'il aurait dû refuser et dénoncer les faits à la justice.


Deux peines de deux ans et 18 mois de prison avec sursis ont été requises enfin contre deux cadres d'Alstom, respectivement Claude Darmon et Bernard Lebrun.


L'agrément pour déménager le siège d'Alstom de Nanterre à Saint-Ouen a été délivré par la Datar, dépendant du ministère de l'Intérieur, le jour-même du versement de la commission litigieuse, le 11 mai 1994.


L'argent d'Alstom a été versé par une "caisse noire" de la société en Suisse vers un compte bancaire suisse d'Etienne Leandri, un personnage proche de Charles Pasqua décédé en 1995.
L'équivalent de 613.000 euros a été reversé en juin 1994 à Pierre-Philippe Pasqua sur un autre compte bancaire suisse ouvert pour l'occasion.


Charles Pasqua, qui est âgé de 78 ans, est mis en examen depuis octobre 2004 pour ces mêmes faits, mais dans une procédure distincte instruite par la Cour de justice de la République, seule compétente pour enquêter sur des actes commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.


Son procès pourrait attendre plusieurs années.

Sources : CHALLENGES

Charles Pasqua accusé de "racket" par l`ex-P-DG d`Alstom

L'ancien P-DG d'Alstom Pierre Bilger, jugé à Paris pour abus de biens sociaux, accuse l'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua de l'avoir "racketté" lorsqu'il a voulu déménager le siège de sa société en 1994.
"Il s'agissait d'une demande de rançon, de racket. On a versé cette commission la mort dans l'âme", a dit à la barre Pierre Bilger, 65 ans, qui a dirigé Alstom de 1991 à 2003.
L'ancien patron a précisé avoir accepté en 1994 de verser clandestinement 5,2 millions de FF (environ 790.000 euros) pour obtenir l'autorisation administrative de déplacer le siège de sa société de Nanterre (Hauts-de-Seine) à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).
Cet agrément a été délivré par la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (Datar), dépendant du ministère de l'Intérieur, le jour-même du versement de la commission litigieuse, le 11 mai 1994.

L'argent d'Alstom a été versé sur un compte bancaire suisse d'Etienne Leandri, surnommé "le petit monsieur", un personnage proche de Charles Pasqua décédé en 1995.
La majeure partie de cette somme a été reversée en juin 1994 à Pierre Pasqua, fils du ministre, sur un autre compte bancaire suisse.
Pierre Pasqua, qui se trouverait en Tunisie, ne s'est pas présenté à l'audience. Un mandat d'arrêt international a été lancé contre lui.
Quatre autres prévenus, deux anciens cadres d'Alstom, un intermédiaire et Pierre-Henri Paillet, ancien délégué à l'aménagement du territoire au ministère de l'Intérieur, sont aussi au banc des prévenus.
Pierre-Henri Paillet aurait servi d'intermédiaire entre les dirigeants d'Alstom et Etienne Leandri, qui avait demandé initialement dix millions de francs. "Adressez-vous au 'petit monsieur'", a lancé Pierre-Henri Paillet aux cadres du groupe industriel, selon leurs dépositions.
Le parquet devrait requérir dans la soirée. Les prévenus encourent jusqu'à cinq ans de prison.
Charles Pasqua, 78 ans, est mis en examen depuis octobre 2004 dans une procédure distincte instruite par la Cour de justice de la République, seule compétente pour enquêter sur des actes commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

Sources : CHALLENGES

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LA LIBERTE EN DANGER

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