Revers du camp Sarkozy au 1er tour des municipales
Sarkozy a, en plus, l'audace de dire qu'il ne se laisserait pas distraire "par des péripéties". Il nous semble que côté distraction, il se pose là ! Et qu'il ne fait rien pour la France et encore moins pour les Français. Il ne fallait donc pas s'attendre à ce qu'il soit porté aux nues avec tout ce qu'il nous fait subir. Il ne nous échappe pas non plus qu'il insiste lourdement sur son quinquennat, "le rendez-vous de son bilan n'aurait lieu qu'à la fin de son mandat, en 2012", histoire de nous rappeler qu'il faudra se le fader de gré ou de force pendant cinq ans. Ce qui lui laissera le temps d'oeuvrer pour la puissance étrangère qu'il espère intégrer dans l'Union Européenne... en faisant avaler la couleuvre de l'Union Méditerranéenne. Mais d'ici là, il peut se passer bien des choses. Faisons confiance au destin. La France est un pays protégé même contre son président s'il s'avère être un père indigne.
Revers du camp Sarkozy au 1er tour des municipales
Le parti de droite du président Nicolas Sarkozy a enregistré des revers significatifs lors du 1er tour dimanche des élections municipales en France, présentées par l'opposition socialiste comme l'occasion de sanctionner le chef de l'Etat après dix mois de pouvoir.
Selon des estimations d'instituts de sondage diffusées à la clôture du scrutin à 20H00, le Parti socialiste l'emporterait notamment dès le 1er tour à Rouen, capitale historique de la Normandie (ouest) au détriment du maire sortant soutenu par l'UMP (Union pour un mouvement populaire, droite). L'opposition de gauche serait largement en tête à Lille, la grande métropole du nord, ou à Caen, autre grande ville normande, selon ces estimations des instituts Ipsos-Dell et TNS-Sofres.
Les chiffres étaient attendus plus tard dans la soirée pour des métropoles régionales, comme Marseille (sud-est), Toulouse (sud-ouest) et Strasbourg (est), où une victoire de la gauche aurait valeur de symbole national. A Paris, le sortant socialiste Bertrand Delanoë était donné largement favori. Le sort final de la plupart des grandes villes ne sera toutefois connu qu'à l'issue du second tour, le 16 mars. Ce vote représente le premier test électoral pour Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai face à la socialiste Ségolène Royal, qu'il avait largement battue (53% contre 47%).
Le scrutin municipal est intervenu à un mauvais moment pour le chef de l'Etat: en chute libre dans l'opinion depuis le début de l'année, il ne bénéficie plus que du soutien que d'un Français sur trois environ.
Un Français sur deux estime que si l'UMP perd "plusieurs grandes villes", il s'agira d'une "défaite personnelle" pour Nicolas Sarkozy, selon un récent sondage. Les Français lui reprochent un manque de résultat sur le pouvoir d'achat, devenu leur préoccupation numéro un, et l'étalage de sa vie privée, marquée par un divorce retentissant suivi d'un remariage éclair avec l'ex-top modèle Carla Bruni.
Anticipant l'échec de son camp annoncé par les sondages, M. Sarkozy avait assuré cette semaine qu'il ne se laisserait pas "distraire par les péripéties" et que le rendez-vous de son bilan n'aurait lieu qu'à la fin de son mandat, en 2012. Il a promis de poursuivre le rythme des réformes. La mobilisation des 44 millions d'électeurs Français a en tout cas été forte dimanche pour ce type de scrutin, avec un taux de participation estimé à près de 70%, en hausse sensible par rapport aux municipales de 2001.
"C'est un test grandeur nature. Une occasion de sanctionner le pouvoir en place", a lancé en votant Ségolène Royal, qui cache de moins en moins son intention de prendre la tête du parti socialiste en vue de la présidentielle de 2012. "Le PS et la gauche doivent montrer qu'ils sont la force dans laquelle les Français ont confiance, au moins au niveau local", a renchéri le chef du PS François Hollande, dont le parti reste profondément déchiré par ses divisions internes. Il avait appelé ces derniers jours à la mobilisation dès le premier tour, craignant un possible effet démobilisateur de sondages favorables à son camp.
Ces municipales s'annonçaient également difficiles pour le parti centriste MoDem de François Bayrou, troisième homme de la présidentielle qui brigue la mairie de Pau (sud-ouest), et le Parti communiste qui tente de sauver ses derniers bastions locaux. Quant au Front national (extrême droite), saigné financièrement par ses récentes défaites électorales, il ne présentait qu'un nombre réduit de listes. Le scrutin vise également à renouveler la moitié des conseillers généraux, qui siègent dans les assemblées départementales. Le PS, qui dirige déjà une majorité de départements depuis 2004, espérait encore progresser. (belga)
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Posté par Adriana Evangelizt