Duel voilé

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy à fleurets mouchetés

Le premier ministre a tenté d'affirmer son autorité sur un sujet cher à l'Intérieur.

C'ÉTAIT un affrontement à fleurets mouchetés, sur un sujet hautement sensible, l'immigration. Hier à Matignon, à l'issue du Comité interministériel de contrôle de l'immigration (CICI), Dominique de Villepin a cantonné Nicolas Sarkozy dans un rôle de «coordination efficace» dans l'élaboration du nouveau projet de loi sur l'immigration. Et il a souligné «l'implication personnelle de tous les ministres». En clair, pas question de laisser au seul ministre de l'Intérieur la paternité d'un projet dont les implications électorales sont évidentes, à quinze mois de la présidentielle.


Il s'agit d'un projet «élaboré dans la collégialité», a dit Dominique de Villepin, au cours d'un point de presse, entouré pour la circonstance du ministre de l'Intérieur et de trois autres membres du gouvernement, Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale), Pascal Clément (Justice) et François Baroin (Outre-mer).

«Trouver le point d'équilibre»


C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui, dès dimanche dans les colonnes du JDD, avait révélé les principales mesures du projet de loi. Au risque d'agacer Matignon, et de se voir désavoué sur certains points. D'ailleurs, le ministre d'Etat, dont l'«ambition est de proposer un modèle français de l'immigration choisie», n'a pas eu gain de cause sur tout. Il souhaitait ainsi que, chaque année, le gouvernement indique «dans un rapport au Parlement les objectifs quantitatifs prévisionnels de visas et de titres de séjour pour les trois années à venir, en fonction des capacités d'accueil de la France en matière d'emploi, de logement, d'éducation». Mais hier, sur cette question, il est resté dans le flou et le premier ministre a précisé que le rapport contiendrait «une estimation du nombre de titres de séjour et de visas» que la France entend délivrer. Il n'y a «pas de quotas, ces chiffres auront une valeur indicative», a dit Dominique de Villepin.


Conforté par la faible mobilisation anti-CPE, Villepin avait à coeur d'affirmer son ascendant sur son tout-puissant ministre d'Etat. Il a vanté le travail interministériel qui, a-t-il fait valoir, montre la capacité du gouvernement à parvenir «plus rapidement à des décisions concertées sur des sujets difficiles». «Il n'est pas toujours facile d'arriver à trouver le juste équilibre entre des sensibilités et des exigences différentes», de «trouver le point d'équilibre entre l'exigence humanitaire, sociale, judiciaire, de sécurité, la dimension métropole, la dimension outre-mer», a-t-il déclaré. Manière de suggérer que c'est lui qui incarne ce «point d'équilibre».


Autre manifestation de cette rivalité, chacun a tenu à rendre hommage au secrétaire général du CICI, Patrick Stefanini, qui fut la cheville ouvrière des campagnes présidentielles de Jacques Chirac en 1995 et 2002. Nicolas Sarkozy a salué «l'excellence» de son action, Dominique de Villepin a enchéri en le remerciant pour son «travail remarquable», sa «compétence» et son «dévouement».

Sources : LE FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Villepin Sarkhozy

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B
Il est heureux et important que de villepin ne laisse le champ libre à sarkozy car dans le pot pourri de l'UMP qui va du centre droit à l'aurée de l'extrême droite, il y a aussi en son extrême à droite le "libéral fascisme néocons " si proche et non moins dangereux, en réalité  que l'extrême droite traditionnel !<br />  <br /> Sarkozy étant le parfait représentant de cette nouvelle droite extrême neoconservatrice que combat et rejette même et également l'UDF de françois bayrou, De villepin  se doit d'écarter en l'encadrant la dérive que représente son ministre de la police, du moins ...s'il veut rester crédible !!!<br />  <br /> PS: De fait, le centre ce n'est pas forcément la droite et le centre droit n'est pas non plus situé à l'extrême droite ...n'en déplaise à Sarkozy, le hongrois naturalisé !<br />  <br /> Bernard<br />  <br />  
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M
La rivalité Villepin Sarkozy, de plus en plus évidente, ou plutôt la volonté de Villepin de contrecarrer la candidature Sarkozy, est la grande chance de la gauche. <br /> Il y a manifestement à droite des responsables qui pensent plutôt la gauche que mon concurrent direct...plutôt la gauche que Sarko...Comme certains déjà avaient dit plutôt Mitterrand que Giscard. <br /> Ainsi va la politique à droite.<br /> marc d'Héré<br /> http://initiativeeuropeenneetsociale.over-blog.com
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