Les députés de droite se rebiffent
Les députés de droite se rebiffent
Il y a comme un air de fronde à l'UMP... Après les couacs gouvernementaux sur les OGM, le remboursement des frais d'optique et la carte famille nombreuse, plusieurs députés sont montés au créneau pour souligner les dysfonctionnements du parti de la majorité. Ce mercredi, c'était au tour de Christian Estrosi de s'attaquer à l'organisation du parti.
La droite renoue avec ses vieux démons: ces derniers jours, les désaccords fusent au sujet du gouvernement, du président et du fonctionnement de l'UMP. Revue des critiques les plus vives.
Des critiques contre la communication gouvernementale...
Mardi, le député Jacques Le Guen, proche de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, tempêtai : "Tous les jours, il y a quelque chose. Quand ce n'est pas la carte famille nombreuse, ce sont les lunettes. Ca suffit, ça manque de visibilité, de cohérence et de cohésion au gouvernement".
Claude Goasguen a pour sa part dénoncé "un bombardement de mesures individuelles" dont "on ne voit pas l'intérêt global". "Je souhaite que le Premier ministre François Fillon assure la cohérence du gouvernement", a-t-il lâché dans les couloirs de l'Assemblée.
Jean-François Copé, le patron du groupe UMP à l'Assemblée, regrette lui aussi le "grand cafouillage" sur la carte famille nombreuses et prône "pédagogie" et "méthode" au sujet de la polémique sur le non-remboursement des frais d'optiques par la sécurité sociale.
... et contre la méthode et les choix du président
Arlette Grosskost, député UMP de la 5ème circonscription du Haut-Rhin, déplore que les élus UMP aient "l'impression de devoir se soumettre béatement" aux décisions du gouvernement.
Dans un interview accordée mercredi au quotidien France soir, Georges Tron, député UMP de l'Essonne et proche de Dominique de Villepin, estime de son côté que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception." "C'est une année de surprise et finalement de déception. Une année en tout cas difficile pour notre majorité", affirme-t-il. Selon lui, les "couacs" survenus ces dernières semaines au sein de la majorité sont liés "à la méthode" du gouvernement qui n'écoute pas les députés comme il le devrait. Il faut, selon lui, "redonner des repères politiques à nos électeurs que l'ouverture a troublés plus qu'il n'y paraît, accepter le débat d'idées au risque des critiques, avoir le courage enfin de s'attaquer aux blocages de l'économie française nettement au-delà des mesures proposées".
Estrosi réclame l'élection des dirigeants de l'UMP
Dans un entretien au Figaro, mercredi, dénonce l'actuelle organisation collégiale de l'UMP, comprenant un secrétaire général et un vice-président du conseil national en se demandant "d'où cette direction tire sa légitimité." "Nous nous sommes progressivement coupés de notre base populaire. Nous devons engager un grand débat national dans le parti, suivi d'une consultation de tous les militants", déclare-t-il." La démocratie dans le parti doit être réhabilitée. C'est pour cette raison que j'appelle à une désignation par les militants de tous les responsables de l'UMP", ajoute le maire de Nice, qui précise n'être "candidat à rien."
Christian Estrosi
Mardi, il en a appelé à "l'esprit de cordée" entre le gouvernement et la majorité en déclarant:"il faut que chacun se sente pleinement coresponsable des actes qu'il commet et des propos qu'il tient".
Sources L'Express
Posté par Adriana Evangelizt