Villepin : la force de l'amour

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ah Biancone... on adore... ses articles sont si pleins d'humour... pour être plus concret, on doit avouer que Villepin file un mauvais coton. Donc pour la présidentielle, c'est bien rapé. Quant à son comportement depuis plusieurs mois, heureusement que le ridicule ne tue pas sinon il serait déjà mort. Nous sommes très déçus par l'homme et par ses réactions qui cachent mal un profond mal être. Un manque d'humilité certain. De plus, il est très orgueilleux, très mauvais perdant et au lieu de jouer franc-jeu, il se perd dans un canevas inextricable d'où il a du mal à se sortir. On l'aurait pensé plus intelligent.

Villepin : la force de l'amour

par Patrice Biancone

Dominique de Villepin porte plainte. La décision a été rendue publique alors même que l'affaire Clearstream avait déserté les unes des médias pour céder la place à la Coupe du monde de football et curieusement elle rebondit donc par la seule volonté du Premier ministre dont l'état d'esprit a été résumé en une phrase par son entourage: «On ne peut accepter de laisser passer ces constructions inacceptables et sans fondement». Autrement dit, la plainte en diffamation vise Denis Robert, Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner les auteurs des deux livres consacrés à l'affaire Clearstream. Denis Robert qui considère pour sa part que son travail n'est nullement diffamatoire et que Dominique de Villepin ferait mieux d'attaquer le général Rondot qui le met largement en cause dans ses carnets.

Alors le ras le bol du Premier ministre, le «trop c'est trop», suffit-il à expliquer la décision de porter plainte ? Oui, nous dit Matignon. Pas si sûr, nuancent quelques avocats amoureux de la procédure. Il pourrait, selon eux, s'agir de la recherche d'un effet dilatoire, d'un contre-feu dans la perspective d'une convocation de Dominique de Villepin par les juges qui ont la possibilité de l'entendre en tant que «témoin assisté» au terme de l'article 652 du Code pénal.

Si tel était le cas, et après dépot de sa plainte, c'est donc en victime que Dominique de Villepin se présenterait. En homme qui n'aurait rien à se reprocher, si ce n'est qu'il n'a pas su se faire comprendre des Français. En homme qui a été l'objet de toutes les attaques parce qu'il réussissait là où d'autres avaient échoué, ce qu'il a résumé lui-même en filant la métaphore footballistique, ce qui est de saison. Ainsi, parallèlement à l'existence d'une plainte, nous avons appris que nous avons une bonne équipe de France, comprenez une bonne équipe gouvernementale.

Une équipe capable de rassembler et de se dépasser. Une équipe qui aurait besoin d'être soutenue, encouragée et aimée. Une équipe qui serait encore meilleure si on était tous derrière elle. Car imaginez-le, c'est toujours plus difficile quand on se sent dénigré et critiqué, de donner le meilleur de soi-même, a expliqué Dominique de Villepin. On se sent toujours plus fort quand on est soutenu, accompagné et aimé.

Voilà c'est dit. C'est une bouteille jetée à la mer. C'est le hussard qui fend son dolman, vous savez cette veste ajustée à Brandebourg qu'il portait au combat. C'est tout bonnement une supplique à un peuple ingrat qu'il faudrait presque changer tant il est peu reconnaissant et aveugle aux sacrifices consentis. On le sait, Zidane, qui a fait les beaux jours du football français ne jouera pas contre le Togo : il est suspendu. Or, on dit que le sélectionneur n'est pas consterné par cette impossibilité. Et que ce serait peut-être la solution pour une équipe qui s'est surtout montrée fatiguée et sans ressources sous la direction de son illustre capitaine qu'on n'est finalement pas trop fâché de voir au repos. Une leçon pleine d'enseignement pour Dominique de Villepin.

Sources : RFI

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Le Ministre

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