Nicolas Sarkozy en panne de stature ?

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nicolas Sarkozy en panne de stature ?

 Analyse - Le leader UMP peine à trouver le nouveau souffle indispensable au lancement de toute campagne électorale gagnante. Il parait à la recherche de sa stature définitive de candidat...

Jusqu'à ce jour, une campagne présidentielle française peut se résumer à deux statures : celle du "Président de protection" ou celle du "Président d'initiative".

Cette seconde catégorie n'aura été incarnée que par VGE pendant son mandat et les deux premières années des premiers mandats de F. Mitterrand comme de J. Chirac. Dans tous ces cas, l'action a ouvert la voie à l'impopularité et au désaveu démocratique. Comparativement, VGE s'avère le Président le plus réformateur dans la durée de son mandat y compris sur des thèmes sociétalement très délicats à l'exemple de l'avortement ou de la majorité civile.

Tout concourt à placer Nicolas Sarkozy dans cette catégorie de "Président d'action". Seulement, en dehors de son champ ministériel de compétence, le leader UMP peine à trouver le positionnement plus global pour incarner l'initiative dans de très nombreux domaines.

C'est un enjeu bien au-delà de la seule stature de candidature présidentielle. A offre politique constante, le nombre des candidats deviendra une question fondamentale. Le 21 avril 2002, c'est la conjonction de trois facteurs :
* la crise de représentation qui ouvre la fenêtre aux extrêmes dont le Front National,
* la multiplication des candidats de "Gouvernement",
* la situation de cohabitation qui égalise les profils des partis incarnés par les deux têtes de l'exécutif.

Cette dernière composante a disparu. Mais aujourd'hui, la différence du PS est encore peu perçue.
La crise de représentation s 'est amplifiée.
Le seul facteur réellement variable c'est le nombre des candidats. Pour jouer sur ce facteur, il est probablement nécessaire d'accélérer le rythme de campagne pour incarner de nouvelles valeurs certes en matière de sécurité mais bien au-delà. C'est dans cet "au-delà" que Nicolas Sarkozy peine à ce jour à trouver une expression claire qui structure son pouvoir d'évocation.
Sources : Exprimeo
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Publié dans Nicolas Sarkozy

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Ce qui est domage et dramatique, c'est que les partisans de Sarkozy ne se rendent pas compte que leur patron fait fuir certains électeurs de Droite. Ces derniers ne veulent pas d'un flic totalitaire à la tête le l'Etat. C'est la première fois qu'un candidat divise autant la Droite et l'opinion publique. Avoir plusieurs candidats à la candidature, c'est une bonne chose, c'est sain même (même s'il ne faut exagérer sur le nombre), mais là, je suis sur qu'il perdra s'il représente la droite. Car  là, ce n'est plus un problème de politique, ou même de personne, c'est son idéologie qui choque...
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Ce qui est domage et dramatique, c'est que les partisans de Sarkozy ne se rendent pas compte que leur patron fait fuir certains électeurs de Droite. Ces derniers ne veulent pas d'un flic totalitaire à la tête le l'Etat. C'est la première fois qu'un candidat divise autant la Droite et l'opinion publique. Avoir plusieurs candidats à la candidature, c'est une bonne chose, c'est sain même (même s'il ne faut exagérer sur le nombre), mais là, je suis sur qu'il perdra s'il représente la droite. Car  là, ce n'est plus un problème de politique, ou même de personne, c'est son idéologie qui choque...
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Ce qui est domage et dramatique, c'est que les partisans de Sarkozy ne se rendent pas compte que leur patron fait fuir certains électeurs de Droite. Ces derniers ne veulent pas d'un flic totalitaire à la tête le l'Etat. C'est la première fois qu'un candidat divise autant la Droite et l'opinion publique. Avoir plusieurs candidats à la candidature, c'est une bonne chose, c'est sain même (même s'il ne faut exagérer sur le nombre), mais là, je suis sur qu'il perdra s'il représente la droite. Car  là, ce n'est plus un problème de politique, ou même de personne, c'est son idéologie qui choque...
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Ce qui est domage et dramatique, c'est que les partisans de Sarkozy ne se rendent pas compte que leur patron fait fuir certains électeurs de Droite. Ces derniers ne veulent pas d'un flic totalitaire à la tête le l'Etat. C'est la première fois qu'un candidat divise autant la Droite et l'opinion publique. Avoir plusieurs candidats à la candidature, c'est une bonne chose, c'est sain même (même s'il ne faut exagérer sur le nombre), mais là, je suis sur qu'il perdra s'il représente la droite. Car  là, ce n'est plus un problème de politique, ou même de personne, c'est son idéologie qui choque...
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Ce qui est domage et dramatique, c'est que les partisans de Sarkozy ne se rendent pas compte que leur patron fait fuir certains électeurs de Droite. Ces derniers ne veulent pas d'un flic totalitaire à la tête le l'Etat. C'est la première fois qu'un candidat divise autant la Droite et l'opinion publique. Avoir plusieurs candidats à la candidature, c'est une bonne chose, c'est sain même (même s'il ne faut exagérer sur le nombre), mais là, je suis sur qu'il perdra s'il représente la droite. Car  là, ce n'est plus un problème de politique, ou même de personne, c'est son idéologie qui choque...
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