Chirac fait une ouverture vers l'Iran

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Bien Mister Chirac ! Bien.

Chirac fait une ouverture vers l'Iran

pour permettre la négociation

par Indalecio Alvarez

Le président français Jacques Chirac a fait lundi une ouverture majeure vers l'Iran en appelant les grandes puissances à renoncer à saisir le Conseil de sécurité pour imposer des sanctions, prenant le contre-pied des Etats-Unis à la veille de l'assemblée générale de l'Onu.

M. Chirac a demandé aux Six à la fois de renoncer «à saisir le Conseil de sécurité» en vue de sanctions et d'accepter que l'Iran ne renonce que «pendant la durée de la négociation» à l'enrichissement de l'uranium.

C'est la première fois qu'un dirigeant européen signifie clairement que la suspension de l'enrichissement de l'uranium n'est plus un «préalable» à l'ouverture de négociations sur le nucléaire iranien.

La Maison Blanche avait de nouveau conditionné jeudi des négociations avec l'Iran à une suspension préalable des activités d'enrichissement.

La France, engagée coté européen avec la Grande-Bretagne et l'Allemagne pour tenter d'empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire, propose désormais que la suspension intervienne «pendant» et non pas «avant» ces négociations et n'exige plus que cette suspension soit «permanente».

Le président français estime en outre que la levée de la menace de sanctions est indispensable si l'on veut instaurer un climat de confiance propice à la négociation.

«Nous devons d'abord trouver un ordre du jour de la négociation, puis engager une négociation et, pendant cette négociation, je suggère que, d'une part, les Six renoncent à saisir le Conseil de sécurité et que l'Iran renonce pendant la durée de la négociation à l'enrichissement de l'uranium», a dit le chef de l'Etat.

Les Six qui mènent les discussions avec Téhéran sont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne.

«On est en train de vivre un tournant», estime Frédéric Tellier, chercheur et spécialiste de l'Iran. «C'est la recherche de la sortie de crise, sachant que le régime islamique a plusieurs coups d'avance et que sa stratégie s'est révélée payante», ajoute-t-il.

M. Chirac, qui s'exprimait avant de se rendre à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies, a assuré que l'on pouvait «trouver des solutions par le dialogue» et qu'il n'était «pas pessimiste» sur ce dossier.

La politique nucléaire de l'Iran sera au centre de multiples entretiens cette semaine à New York en marge de la réunion de l'Onu, pour obtenir un arrêt de l'enrichissement d'uranium iranien ou, à défaut, trouver un consensus sur d'éventuelles sanctions.

Mais les approches divergent au sein des Six. Les Etats-Unis réclament des sanctions, et n'ont jamais exclu une action militaire, tandis que la Chine et la Russie, qui ont d'importants intérêts économiques en Iran, y sont hostiles. Les Européens, à mi-chemin entre ces deux positions, prônent le dialogue et sont inquiets face à la perspective d'une escalade.

M. Chirac a d'ailleurs dit qu'il n'avait «jamais observé que les sanctions étaient très efficaces» et qu'en tout état de cause «rien ne vaut le dialogue».

«Les Européens sont en train de considérer que Téhéran a finalement gagné son pari nucléaire et que le programme iranien est en train de devenir irréversible en l'absence de solution miracle et de vraie détermination américaine sur ce dossier», selon Frédéric Tellier.

Interrogé sur la possibilité d'une rencontre avec Mahmoud Ahmadinejad, M. Chirac a répondu que «les conditions n'étaient pas remplies, compte tenu des propos du président iranien à l'égard d'un pays de la région (Israël, ndlr), pour un dialogue personnel». Ce dernier a prôné à plusieurs reprises la destruction d'Israël.

Sources : Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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