Une faute lourde

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Un chef d'Etat manipulateur, imaginez un peu ce que cela peut donner. Sarkozy n'est pas crédible dans la sincérité. C'est un calculateur. Il veut prendre la France et soumettre les Français. Notre Liberté et notre esprit révolutionnaire l'emmerdent. Pas qu'à lui d'ailleurs. La France, il y a longtemps que de troubles instances veulent la  baîllonner, la mettre à leur botte. Sarkozy est leur instrument.

Une faute lourde

par Jean-Pierre Piérot

Nicolas Sarkozy a commis une faute lourde.

Ses attaques contre la magistrature de Seine-Saint-Denis, lancées en sa qualité de ministre de l’Intérieur, ont été jugées suffisamment graves pour que les plus hautes autorités judiciaires sortent de leur réserve et rappellent au numéro deux du gouvernement les règles élémentaires du droit. C’est le premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet, le plus haut magistrat de France, qui dénonce une « nouvelle atteinte contre l’indépendance de l’autorité judiciaire » et demande à être reçu par le chef de l’état. C’est le procureur général de la même instance, Jean-Louis Nadal, qui s’est rendu en personne hier à Bobigny pour témoigner de sa solidarité avec ses collègues accusés de « démission » par le ministre dont les gesticulations médiatisées se paient aujourd’hui par un échec patent de la lutte contre l’insécurité.

Ce n’est certes pas la première fois que le locataire de la place Beauvau donne libre cours à sa démagogie en fustigeant les juges, instrumentalisant l’émotion suscitée par telle ou telle affaire particulièrement douloureuse, et ce n’est pas d’aujourd’hui que les magistrats - et la haute hiérarchie judiciaire au premier rang - s’inquiètent du risque d’une justice aux ordres. La provocation a pris hier la dimension d’une affaire d’État.

C’est dans ce même département qu’il maintient lui-même en situation sinistrée en matière d’effectifs de police que Nicolas Sarkozy avait lancé sa tirade sur le Karcher. Aujourd’hui, c’est la « démission » des juges qu’il fustige, les enjoignant à faire du chiffre dans l’envoi des enfants en prison. On ne connaît que trop la propension du chef de l’UMP entonner les refrains populistes au nom d’un prétendu « parler vrai », son goût des coups politiciens afin de se remettre en selle quand il pressent que le terrain lui échappe. Mais dans cette nouvelle affaire, le candidat à l’Élysée, qui trouve un intérêt certain à ce que le thème de l’insécurité occupe une place de choix dans la campagne électorale, a peut-être franchi une ligne jaune : l’opinion publique peut se demander dans quelle mesure un ministre de l’Intérieur mettant en cause aussi grossièrement et brutalement l’institution judiciaire, faisant preuve d’une telle irresponsabilité, peut être jugé digne d’exercer la fonction de chef de l’État dans un pays démocratique ? Dans l’immédiat, Dominique de Villepin a jugé opportun de prendre immédiatement le contre-pied de son numéro deux en saluant « l’engagement des magistrats », le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, assurant de son côté que les juges « ont pleinement à coeur de faire respecter les règles du droit ».

Cette nouvelle affaire de provocation revêt un caractère d’autant plus grave qu’elle soulève de persistants soupçons de manipulation. Ainsi la lettre du préfet de Seine-Saint-Denis, datée du mois de juin, ne s’est retrouvée imprimée dans les colonnes du Monde le 18 septembre, que parce que le ministère de l’Intérieur la lui a expédiée ! Pour l’heure, le retour à l’envoyeur fait l’effet d’un boomerang. Il n’est reste pas moins vrai que le chef de la droite se livre à un jeu dangereux sur un terrain ô combien sensible. Alors que s’approche le premier anniversaire de la vague de violences qu’ont subie les habitants de nombreux quartiers populaires fin 2005, peut-être veut-il faire oublier que les promesses, pour l’essentiel, n’ont pas été tenues. Peut-être aussi le président de l’UMP souhaite-t-il faire oublier qu’il vient de demander aux députés « qui lui font confiance » de voter la privatisation de GDF, alors que le même s’était engagé à ce que la part de l’État ne tombe pas au-dessous de 70 %. Comme quoi le mensonge en politique ne se pratique pas qu’en Hongrie.

Sources : L'Humanité

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J
Echec sur toute la ligne : voilà monsieur sarko le résultat de vos gérémiades médiatiques et il n'aurait pas fallu être prophète pour vous le prédire !Cherlock Holmes n'était pas une grande gueule hongroise lui mais au moins il attrapait les bandits : voilà toute la différence, avec vous  !!!Comme on dit...  les politiques doivent être juger sur leur résultat ...Eh bien Mossieur de sarkozy, vous n'avez plus qu'à démissionner alors !!! Voilà la simple vérité et cessez donc de rêver à diriger toutes les affaires de la France puisque les affaires de FRANCE, ce ne sont pas des affaires de grande gueule qui essayent de faire des effets de manche dans les journaux, Mossieur de Sarkozy !
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