Sarkozy dénonce le système des subventions agricoles

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Que fait un ministre de l'Intérieur chez les Agriculteurs ? Grande question.

Nicolas Sarkozy dénonce le système des subventions agricoles

QUIMPER, Finistère (Reuters) - Nicolas Sarkozy a dénoncé les subventions agricoles qui transforment à ses yeux les agriculteurs français en assistés, en fonctionnaires ou encore en jardiniers de la nature.

Lors d'une visite dans le Finistère, avec sa casquette de ministre de l'Aménagement du territoire, il a fustigé le dispositif d'aides financières au sein de la Politique agricole commune de l'Union européenne (PAC).

"Je ne suis pas d'accord avec une politique (européenne) qui fait que moins on produit, plus les subventions augmentent", a-t-il dit, après la visite de deux exploitations agricoles expérimentales, spécialisées dans les productions laitière et porcine.

Au lendemain d'un discours du président Jacques Chirac en Auvergne, où il a dessiné pour la France les "frontières de l'agriculture du futur", Nicolas Sarkozy a adressé un "message de confiance" aux agriculteurs.

Jeudi, le chef de l'Etat a défendu la PAC, au 15e sommet de l'élevage à Cournon d'Auvergne, et promis aux agriculteurs qu'il n'y aurait pas de remise en cause des échéances prévues sur la réforme et son financement jusqu'en 2013 inclus.

Nicolas Sarkozy a, pour sa part, prôné pour le secteur une rémunération basée sur la production plutôt que sur les aides, sur leur "savoir-faire" et sur le prix des produits.

"J'ai la conviction que les agriculteurs ne veulent pas être des assistés (...). Ils ne veulent pas être des fonctionnaires (...). Ils ne veulent pas qu'on les considère comme des jardiniers ou des cantonniers du territoire", a-t-il dit.

PERSPECTIVES D'AVENIR

"Les agriculteurs sont des producteurs, des entrepreneurs, des chefs d'entreprise", a insisté le ministre selon lequel les subventions les "humilient".

"Avec nos partenaires européens, il faudra poser la question des prix alors que l'on pose seulement la question des subventions", a-t-il dit.

"Les prix posent la question de la préférence communautaire (...). On a fait l'Europe pour protéger, pas pour menacer", a-t-il poursuivi.

Le ministre a assuré qu'il existait des perspectives d'avenir pour l'agriculture et a cité l'accroissement de la population mondiale, source "de nouveaux marchés immenses".

La hausse des prix du pétrole constitue aussi un débouché pour l'agriculture, en mesure de produire du carburant vert.

"L'agriculture va se trouver avantagée par l'augmentation du prix du baril de pétrole", a-t-il dit, promettant d'encourager la diversification des ressources et de rendre "rentable l'exploitation des carburants verts".

Après avoir déjeuné avec des entrepreneurs à Quimper, le ministre s'est rendu au lycée horticole de Plomelin, près de Quimper, un des piliers du "pôle d'excellence rurale du bio-végétal", puis sur la côte sud du Finistère au Guilvinec pour un "bol d'air" en compagnie de pêcheurs.

Il a insisté sur la nécessité d'associer le secteur à la gestion de la ressource, tout en leur demandant de s'organiser afin de pouvoir peser sur la distribution.

Sources : Boursier com

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article