La "République fraternelle" de Sarkozy ratisse large

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Qui est donc ce Garrigue qui s'est chargé de faire chahuter le nom de DDV dans une salle comble ? Est-ce un 'unitaire" ? Est-il pour l'Unité ? Et l'Unité se résume-t-elle au seul nom de Sarkozy ? Nous mettrons personnellement -avec d'autres- Jacques Chirac en cause s'il met notre République entre les mains de Sarkozy. Puisque qu'il se réclame de 1789, nous promettons à Sarkozy une belle Révolution si par malheur...

A Périgueux, la «République fraternelle» de Sarkozy

 ratisse large

Par Gilbert LAVAL

Hier, devant 5 000 partisans, le patron de l'UMP a soigné son image de rassembleur.

Le boulot venait d'être fait : le député UMP de Dordogne Daniel Garrigue s'était chargé de faire chahuter le nom de Dominique de Villepin par les 5 000 partisans au meeting de Nicolas Sarkozy organisé hier à Périgueux. Le président de l'UMP pouvait dès lors apparaître à la tribune en père tranquille d'une «République fraternelle» telle qu'il dit la souhaiter.

Rien ne devait brouiller l'image de rassembleur dont veut s'habiller Nicolas Sarkozy, qui a même, hier dans la journée, téléphoné au Premier ministre, Dominique de Villepin, en déplacement depuis mercredi aux Antilles, pour l'informer de la teneur de son discours. «Je veux l'unité de la famille. Je suis le garant de l'unité de la famille, gronde-t-il sous les vivats. Et s'il le faut, je serai unitaire pour tous les autres


La salle chauffe, Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères, présent à la tribune, sourit, Nicolas Sarkozy peut s'élancer : «Je ne laisserai personne nous voler la victoire pour des divisions qui n'auraient aucun sens.»


Considération. Les immenses lettres capitales du fond de scène le proclamaient. Le candidat UMP à la présidentielle allait discourir sur «Notre République» . Cette République, il la veut faite du «respect des autres» et de «la solidarité pour tous». Nicolas Sarkozy ratisse large. Il y en a pour les «salariés du privé», pour les fonctionnaires qui devraient être «mieux considérés», pour les agriculteurs et leurs épouses que «le veuvage réduit presque à la misère».


Mais il tacle sec, aussi. La République, lâche-t-il innocemment, c'est «l'Etat impartial, idée sur laquelle je ne transigerai pas, et qui passe par des nominations elles aussi impartiales» . Et tant pis pour les présidents de la République en exercice qui nomment leurs amis procureurs à la Cour de cassation.


Cette République est «une et indivisible», le candidat Sarkozy jure de ne pas l' «abandonner aux communautarismes» ni à un «mondialisme» effréné. Pour bien faire, il prend Mirabeau, Victor Hugo, Jaurès, les dreyfusards et de Gaulle à témoins. Ses références ? 1789, 1848 et l'appel du 18 Juin. Cela s'appelle un discours de recadrage : qu'il soit dit que le président de l'UMP n'est pas le libéral ni le communautariste que ses adversaires chiraquiens ou de gauche veulent décrire. Ceux-là le soupçonnent aussi d'être à la remorque des lepénistes ? Il assume seulement sa «fierté» d'être français et son souci de voir la France respectée dans «ses lois, ses moeurs, ses traditions, ses valeurs».


«Fatiguée». Le compte n'y serait pas sans un couplet sur la rupture : la France aujourd'hui, calcule-t-il, peut s'imaginer «fatiguée, vouée au déclin». «Vous êtes au contraire les témoins d'une France qui n'a pas peur de la rupture que je souhaite être au coeur de la République.» Les «Nicolas, Président !» se font assourdissants. Il ne manque plus que la Marseillaise . Il est 20 h 17 quand elle résonne.

Sources : Libération

Posté par Adriana Evangelizt

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