Bayrou tire à boulets rouges sur les grands puissances méidatiques
Et il a raison François Bayrou. Tous les plus grands médias appartiennent à des grands groupes qui font aller tant la politique française que l'étrangère dans le sens qui leur plaît. Il en est de même d'ailleurs pour les maisons d'Edition. La France n'est plus libre de s'exprimer dans sa diversité, seuls ceux qui ont pignon sur rue ont droit de cité.
Bayrou tire à boulets rouges
sur les "grandes puissances médiatiques"
Le candidat UDF à l'Elysée, François Bayrou, a tiré à boulets rouges mardi, lors de ses voeux à la presse, sur les "grandes puissances médiatiques", auxquelles il reproche de se focaliser sur ses concurrents Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
M. Bayrou a entamé en septembre une croisade contre les médias détenus par de grands groupes industriels, comme TF1, qu'il accuse de vouloir "orienter" les Français vers un "choix préfabriqué" entre les candidats PS et UMP, au détriment des autres candidats.
Mardi, dans une salle bondée de son QG de campagne, il a consacré environ un tiers de son allocution d'une demi-heure, prononcée devant plus de 100 journalistes --dont tous les grands médias- à dénoncer les "moyens d'influence" de "la force de frappe médiatique".
"J'ai un message pour ces grandes puissances médiatiques: vous n’êtes pas les patrons de la France. Il est clair que vous avez envie que le deuxième tour oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, que cela vous arrangerait pour le présent et pour l’avenir, que vous déroulerez le tapis rouge à vos deux favoris. Mais nous, Français, sommes un peuple de citoyens: nous ne cèderons pas à votre matraquage", a-t-il déclaré.
Exigeant que les règles du "pluralisme" soient respectées face à aux "immenses moyens de pression" des "grandes chaînes", M. Bayrou a affirmé que "la présentation perpétuelle de deux candidats, et d'eux seuls, deux partis, et d'eux seuls, vise à faire évoluer la politique française (vers le) modèle américain de monopole à deux".
Le député des Pyrénées-Atlantiques s'exprimera à l'Assemblée nationale le 23 janvier, lors de l'examen du projet de loi sur la télévision du futur, pour dénoncer "les cadeaux faits, sans aucune contrepartie, à ces chaînes puissantes, au détriment des petites chaînes".
Il en a profité pour fustiger "l'habitude française qui consiste à donner aux gros, puisqu'ils ont les moyens de l'intimidation, et à refuser aux petits puisqu'ils ne l'ont pas", et pour dénoncer "l'ambiance de cour" au sommet de l'Etat.
Le candidat centriste a réaffirmé qu'il proposerait des lois pour faire "respecter les principes démocratiques dans l'information", s'il était élu président de la République.
Lors de l'université d'été de l'UDF, le 2 septembre, M. Bayrou avait accusé le futur candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, d'"intimité" avec les puissances industrielles propriétaires de médias, et suggéré une loi pour garantir la séparation des pouvoirs politique et médiatique.
M. Bayrou, qui s'est accroché à plusieurs reprises avec les dirigeants de TF1 et diffuse sur son site internet de campagne (bayrou.fr) une vidéo montrant un vif échange avec la journaliste Claire Chazal au journal de 20H00 du 2 décembre, s'est senti conforté par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
Vendredi, le CSA a pointé une "bipolarisation excessive au profit de deux candidats" sur "certaines chaînes" de télévision en décembre.
Les chiffres publiés mardi par le CSA pour la période du 1er au 29 décembre ont cependant montré que ce n'était pas TF1, mais plutôt France 2 et M6, qui étaient visées.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt