Nicolas Dupont-Aignan risque de ne pouvoir être candidat
Nicolas Dupont-Aignan lui même n'arrive pas à avoir ses parrainages. Que doit-on penser des maires, franchement ? A qui sont-ils inféodés ? Est-ce que pour se livrer à une telle censure, ils ont demandé l'avis du Peuple qui les a élus ? Mais quelle est cette France et surtout, qu'est-elle en train de devenir ? Les Français veulent qu'il y ait une maximum de candidats à la présidentielle. Nous ne pouvons nous contenter de ceux que l'on voit depuis des mois ou des années à longueur de journée comme des stars de cinéma. Les communes de France n'appartiennent ni à l'UMP ni au Parti Socialiste, il en est de même pour les maires. Ces derniers d'ailleurs, pour la plupart, ne brillent pas par le courage. Comment osent-ils subir des pressions et laisser faire sans broncher ?
Dupont-Aignan :
« Si rien ne se passe dans les tout prochains jours,
je ne pourrai pas être candidat »
Nous reproduisons ici la lettre adressée aux militants et sympathisants de Debout la République, qui soutiennent la candidature présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan. Ce dernier affirme que, sans un sursaut majeur des maires de France, il ne pourra réunir les 500 parrainages lui permettant de se présenter aux suffrages. Nous invitons chacun à se mobiliser pour éviter un véritable déni de démocratie.
Chère Amie, Cher Compagnon,
A l’heure où je vous écris, je n’ai toujours pas réuni les 500 parrainages indispensables pour pouvoir porter notre projet gaulliste et républicain devant le peuple français. Je ne vais pas vous mentir, si rien ne se passe dans les tout prochains jours, je ne pourrai pas être candidat.
La situation est insensée. Alors que je suis le seul maire à être candidat, que je suis le seul à me préoccuper du monde rural, et surtout le seul à avoir compris dans quel état d’abandon notre République, une et indivisible, laissait nos petites communes, les maires ruraux refusent de parrainer ma candidature. Non qu’ils ne partagent pas mes opinions, bien au contraire, ni qu’ils n’approuvent mes propositions. Seulement ils refusent de parrainer un candidat, quel qu’il soit. Les maires ruraux, ceux-là même qui vivent au quotidien la faillite de notre République, devraient être les premiers à me soutenir. Ce n’est pas du populisme que de dire ça. Il suffit de lire les programmes. Cherchez bien, aucun des candidats majeurs ne s’intéresse au monde rural. Ils sont bien trop occupés à calculer combien de bureaux de poste ou d’hôpitaux ils vont devoir fermer pour financer leurs programmes. Pour ma part, j’ai fait de la revitalisation du monde rural une priorité.
Il n’est plus la peine d’entretenir une hypothétique prise de conscience des maires. Ces derniers sont convaincus qu’ils ont plus à perdre en parrainant qu’autre chose. Les maires sont aujourd’hui tétanisés par une vague rumeur persistante entretenue par les médias et les grands partis. Laquelle ? Celle qui voudrait faire croire que tous les parrains vont être livrés à la vindicte populaire le soir du 20 mars après la publication des parrainages. Mais la réalité est toute autre, cette réalité qu’on cache aux maires, c’est que 72% des Français trouveraient choquants que leur élu n’ait parrainé aucun candidat. Plus qu’un chiffre, la réalité c’est que les Français ont soif de démocratie, ils ont envie d’une vraie élection et pas d’un débat cloisonné et verrouillé. Or l’halo de suspicion généralisée entourant les parrainages ne peut être brisé que par les citoyens. Et c’est là où j’ai besoin de vous car avant d’être un citoyen engagé, vous êtes d’abord un citoyen tout court. En tant que citoyen mais aussi électeur, vous devez révéler la vérité à votre maire : ce dernier a beaucoup à gagner à parrainer un candidat. D’abord en tant qu’élu, un maire ayant parrainé un candidat ne se le verra pas rapproché par ses administrés. Je parle ici au nom de mes parrains, qui se sont tous vus félicités pour leur courage. Ensuite en tant que maire de commune rurale, ils ont beaucoup à gagner en me parrainant car leurs préoccupations, leurs attentes et leurs idées seront portées au niveau national. Mais pour qu’ils sachent tout ça, vous devez aller le leur dire.
Contrairement aux autres partis, nous avons un avantage que nous n’avons jusqu’alors pas exploité. Nous connaissons la réalité du terrain car la plupart d’entre vous habitent des communes rurales. Faute de soutiens et de militants dans les communes rurales, les autres candidats envoient des émissaires citadins rompus aux techniques de marketing pour débaucher les maires. Nous n’avons pas besoin de ces subterfuges car beaucoup d’entre vous y habitent déjà. Je vous invite donc à aller voir votre maire en personne. Lui téléphoner ou lui écrire ne sert à rien. Exposez-lui ce dont je vous parle, non en tant que militant mais en tant que simple électeur. Pour votre maire, la sincérité de votre parole vaut plus que n’importe quel émissaire ou technique de vente.
Le temps presse, je compte sur chacun de vous. Ne vous dites pas que d’autres le feront à votre place. Pour que nos idées puissent exister, il faut maintenant agir, il n’y a pas de fatalité. Battons-nous jusqu’au bout pour notre idéal !
Sources Revue Républicaine
Posté par Adriana Evangelizt