Bayrou à égalité avec Royal dans un sondage
Ce que nous disions hier s'est réalisé, il a dépassé Royal... il faut qu'il continue sur sa lancée. Il pourrait être à égalité avec Sarkozy et même le dépasser.
Pour la 1ère fois, Bayrou à égalité avec Mme Royal
dans un sondage

François Bayrou en meeting le 9 mars 2007 à Perpignan
Pour la première fois, le candidat de l'UDF François Bayrou est à égalité dans un sondage avec Ségolène Royal pour le premier tour de la présidentielle, rendant crédible l'hypothèse d'un nouveau 21 avril 2002 qui verrait l'absence de la gauche au second tour.
Le dernier sondage Ifop pour le Journal du Dimanche donne François Bayrou et Ségolène Royal à 23 % des intentions de vote, contre 28 % à Nicolas Sarkozy.
M. Bayrou gagne 4 points par rapport à un précédent sondage Ifop pour Paris Match du 26 février et 6 points par rapport à la précédente enquête Ifop JDD des 22-23 février. Ségolène Royal suit une pente inverse, perdant respectivement 2,5 points et 5 points sur ses scores de ces précédentes enquêtes.
Nicolas Sarkozy perd pour sa part un point par rapport au sondage Ifop Paris-Match et reste au même niveau que dans la précédente enquête Ifop-JDD.
Jean-Marie Le Pen arrive en quatrième position avec 13% des intentions de vote, gagnant respectivement 1 et 1,5 point.
M. Bayrou avait déjà menacé de s'interposer dans un duel Sarkozy-Royal, dans une enquête d'opinion mercredi. En progression régulière depuis la mi-janvier, il avait en effet pour la première fois atteint 24 %, soit un point de moins que la candidate socialiste et deux de moins que celui de l'UMP, dans un sondage CSA.
Ce résultat avait inquiété à gauche, certains évoquant la menace grandissante d'un nouveau 21 avril où la gauche serait cette fois battue non par l'extrême droite mais par le centre.
Samedi, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé dans Le Parisien qu'"il faut prendre très au sérieux la situation". Il convient selon lui, pour plus de visibilité, de "renvoyer systématiquement les candidats de droite à leur bilan", mettant MM. Sarkozy et Bayrou dans le même sac.
Interrogée par l'AFP sur ces mauvais résultats, Mme Royal a expliqué qu'elle "ne commente pas les sondages". Elle a précisé qu'elle s'emploierait la semaine prochaine, lors d'une série de meetings et d'émissions télévisées, à expliquer la cohérence et les valeurs" de son pacte présidentiel, "en quoi il incarne un vrai changement". M. Bayrou, qui a reçu samedi le renfort de l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage, qui se retire de la course à l'Elysée, s'efforce quant à lui de poursuivre sa progression, suivant une "équation paradoxale", selon le politologue Philippe Braud.
M. Bayrou a ainsi critiqué sans ménagement vendredi soir à Perpignan le projet de M. Sarkozy de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, affirmant : "L'identité nationale, elle a un nom et c'est la République". Il a le même soir fait l'éloge de Jacques Chirac, ce "bon représentant de la France en politique extérieure".
"François Bayrou cherche à se démarquer de Sarkozy, car il veut gagner à gauche. Il sait que Chirac a un ressentiment contre Sarkozy, et si par bonheur M. Chirac s'abstenait de soutenir Sarkozy, cela lui conviendrait bien. Il se dit que Jacques Chirac pourrait soutenir Nicolas Sarkozy en termes suffisamment vagues pour que cela lui profite", ajoute M. Braud, alors que les commentateurs politiques se demandent si le président de la République, qui annoncera dimanche ses intentions concernant la présidentielle, évoquera ou pas les prétendants.
"Reste à savoir si un appui indirect de Chirac ne lui ferait pas du tort, sur sa gauche", se demande M. Braud.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt