Nicolas Sarkozy élu président avec 53,5 %

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nicolas Sarkozy vient de terminer son discours. C'était un beau discours, il faut le dire.

 

Nicolas Sarkozy élu président avec 53,5 %

 

 

 

 

On compte 3,5 % de bulletins blancs ou nuls. Le taux de participation se situe entre 84 et 86% selon les instituts. Les partisans du candidat UMP sont invités à une grande fête place de la Concorde à Paris, en compagnie de Johnny Hallyday, Faudel, Gilbert Montagné et Enrico Macias.

Nicolas Sarkozy, 52 ans, a été élu président de la République, dimanche 6 mai. Il recueille 53,5% des voix des contre 46,5% à sa rivale socialiste', Ségolène Royal, selon la Sofres et Ipsos. On compte 3,5 % de bulletins blancs ou nuls. Le taux de participation se situe entre 84 et 86% selon les instituts.

Dès les milieu de l'après-midi, les partisans du président de l'UMP avaient commencé à se rassembler place de la Concorde, à Paris, où les chanteurs Johnny Hallyday, Faudel, Gilbert Montagné et Enrico Macias étaient attendus.

Des cris de victoire avaient commencé à fuser dès 18H00 salle Gaveau à Paris, où étaient réunis plusieurs centaines de militants et sympathisants UMP, tandis qu'au même moment rue de Solférino, les militants socialistes attendaient dans une ambiance morose le résultat du scrutin.

Avec un taux de 75,11%, la participation était à 17h00 de 1,24 point supérieure à celle du premier tour à la même heure.
La participation totale serait de 84% à 86%, selon les estimations des différents instituts. Ce taux constituerait l'un des plus forts sous la Ve République (87,33% en 1974 et 85,85% en 1981).
Or le 22 avril, le taux final avait été particulièrement élevé: 83,77%, proche des records de 1965 et 1974 et plus de dix points de mieux qu'au premier tour de la présidentielle de 2002.

 
44,5 millions d'électeurs


Dans les territoires d'Outre-mer où le vote avait été avancé à samedi (Antilles, Amériques, Pactifique, soit un million d'inscrits), la participation a augmenté de près de trois points par rapport au premier tour.
Au total, 44,5 millions d'électeurs étaient invités à choisir qui succédera à Jacques Chirac, chef de l'Etat depuis douze ans, et qui n'a pas brigué de nouveau mandat.
Nicolas Sarkozy, champion d'une droite décomplexée, a fait la course en tête durant la campagne. Depuis janvier, il a devancé sa rivale dans les enquêtes d'opinion et a obtenu 31,18% le 22 avril, contre 25,87% pour Mme Royal.
L'enjeu majeur du second tour réside dans le report des voix qui s'étaient portées sur l'UDF François Bayrou (18,57%) et le FN Jean-Marie Le Pen (10,44%).
M. Bayrou a été une des premières personnalités à voter le matin à Pau, suivi par le chef du PS François Hollande, à Tulle.
Le dirigeant centriste s'est contenté de sourire lorsque les journalistes lui ont demandé s'il pouvait confirmer n'avoir pas voté Sarkozy, comme il l'avait annoncé entre les deux tours.
M. Bayrou n'a pas donné de consigne de vote. M. Le Pen a appelé ses partisans à "s'abstenir massivement".

 
Sarkozy vote sans Cécilia


A la mi-journée, les deux candidats avaient voté, chacun dans son fief électoral: lui, en compagnie de ses deux belles-filles mais sans son épouse Cécilia, à Neuilly-sur-Seine, elle à Melle (Deux-Sèvres).
Le président Chirac et son épouse Bernadette ont accompli leur devoir électoral en Corrèze. Le Premier ministre Dominique de Villepin en a fait autant à Paris.
Tous les "petits candidats" à la gauche du PS, à l'exception de Gérard Schivardi, ont appelé à voter Royal. A droite, seul Philippe de Villiers s'est officiellement rallié à M. Sarkozy.
Quelle que soit l'issue du duel, cette présidentielle est marquée par la présence, pour la première fois, d'une femme au second tour. Elle se soldera aussi par une relève de génération, les deux finalistes étant quinquagénaires.

Utilisées par quelque 1,5 million d'électeurs dans 82 communes volontaires lors du premier tour, les machines électroniques sont maintenues dans 77 pour ce second tour, 5 ayant préféré y renoncer face à la grogne du public et aux incidents qu'elles ont occasionnés.
La classe politique se remettra alors en piste pour les législatives des 10 et 17 juin, qui dessineront la nouvelle majorité parlementaire.

Sources Marc Fievet

Posté par Adriana Evangelizt

 
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article