Nuit de violences en France

Publié le par Adriana EVANGELIZT

367 voitures incendiées. Est-ce que ça va faire avancer le schmilblic ? A quoi ça rime ? Est-ce que ce sont les voitures de Nicolas Sarkozy ? Non. Ce sont les voitures de gens qui en ont besoin pour aller travailler, par exemple. Notre position en ce jour est une position raisonnable. Nicolas Sarkozy a été élu avec une large avance. Elu par le Peuple de France. Il est donc le Président de la République et il mérite notre respect. Et tous les commentaires insultants seront systématiquement supprimés. On peut critiquer si l'on n'est pas d'accord sans en rajouter dans l'injure. Ceci pour certains, toujours les mêmes, qui malgré nos avertissements continuent de se comporter de sale manière. Nous ne sommes, certes, pas d'accord avec la vision sociétale du nouveau Président ni avec certaines de ses alliances mais... il faut quand même noter le courage et la pugnacité de l'homme pour s'être hissé à ce niveau. Il faut noter que malgré les tensions dans son couple, il a tenu bon et que cela ne dut pas être tous les jours faciles car Nicolas Sarkozy -sous ses apparences brusques- est un homme sensible. Et que dans ce long cheminement la souffrance ne fut certainement pas absente. Car il n'est qu'un homme après tout. Nous avons pour devise de ne juger les êtres que sur leurs résultats. Attendons et voyons. Nous n'allons pas, nous, tout casser ou nous cogner la tête contre les murs... ça ne rime à rien. Ce blog va bien sûr subir quelques remaniements. Nous ne savons pas encore lesquels. Nous souhaitons bonne chance au nouveau Président ainsi qu'à son épouse, Cécilia...

Nuit de violences en France

Le calme est revenu tard dans la nuit à Paris, dans sa banlieue et dans les grandes villes de province. Premier bilan d'une soirée agitée : plus de trois cent cinquante voitures incendiées, deux cent soixante dix interpellations et une dizaine de policiers blessés.

 
On les redoutait. On les appréhendait. Malgré les multiples appels au calme lancés par la classe politique, les violences ont gagné la France dans la nuit de dimanche à lundi avant que la situation revienne au calme tard dans la soirée. D'après un premier bilan de la direction générale de la police nationale (DGPN), trois cent soixante-sept voitures ont été brûlées en France métropolitaine et deux cent soixante dix personnes ont été interpellées.
 
Les premiers incidents ont eu lieu vers 21 heures à Lyon. Près de 500 manifestants de gauche, dont certains directement venus du siège du Parti socialiste, sont descendus jusqu’à la péniche amarrée sur le Rhône et louée par l’UMP pour fêter la victoire de Nicolas Sarkozy. Arrivés au dessus du pont, ils ont lancé des poubelles et des barrières sur le navire, puis ont provoqué des affrontements. Tandis que place Bellecour, des vitrines de magasins ont été endommagées. Deux fonctionnaires de police ont été blessés et quatre personnes ont été interpellées.
 
En début de soirée, à Lille, 200 militants anarchistes et de l’extrême-gauche se sont regroupés sur la Grand Place, visant avec des pierres les forces de l’ordre. De leur côté, les pompiers ont du faire face aux feux de voitures au sud de la ville. Ils sont intervenus au total une vingtaine de fois.
 
Affrontements à Paris 
 
Alors qu’il était 22 heures, des échauffourées ont éclaté à Paris sur la Place de la Bastille où 5 000 manifestants « anti-Sarkozy » s’étaient retrouvés pour exprimer leur colère après la défaite de Ségolène Royal. Plusieurs centaines d’émeutiers masqués par des foulards noirs ont jeté aux alentours de 23 heures des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué à coups de grenades lacrymogènes. Craignant ce regain de tension, le ministère de l’Intérieur avait pourtant pris ses précautions en mobilisant 3 000 policiers dans la capitale et sa banlieue, théâtre d’émeutes à l’automne 2005. Malgré l’important dispositif déployé, plus d’une centaine de voitures ont brûlé dans les départements limitrophes de l’Ile-de-France.
 
Dans les Hauts-de-Seine, à Rueil-Malmaison et Nanterre, une dizaine de voitures sont parties en fumée. A Antony, des groupes de jeunes armés de battes de base-ball ont voulu en découdre avec la police. A Asnières-sur-Seine, le local d'une association a été calciné.
 
Dans le Val-de-Marne, neuf feux de véhicules et quatorze de poubelles ont été signalés. Sept personnes ont été appréhendées. En Seine-Saint-Denis, un bus a été attaqué au cocktail molotov et une quarantaine de voitures ont été brûlées. Scènes identiques dans les Yvelines, le Val d’Oise, l’Essonne, la Seine-et-Marne, où quelques véhicules ont fini carbonisé.
 
A Toulouse, le rassemblement sur la Place du Capitole a dégénéré. Des manifestants ont dressé des barricades afin de grimper sur la face de l’Hôtel de Ville pour y décrocher les drapeaux bleu-blanc-rouge. Ils ont ensuite caillassé le siège de l’UMP. Quinze personnes ont passé leur nuit en garde à vue.
 
A Marseille sur le Vieux-Port ou à Bordeaux en plein centre-ville, les manifestants se sont livrés à des jets de bouteilles et de poubelles sur les gendarmes mobiles.
 
Dans l’Ouest du pays, à Nantes, les policiers ont réussi à disperser les quelques 700 manifestants qui tentaient de s’approcher des locaux de l’UMP. Des heurts se sont également produits à Rennes, Caen, Nantes et Brest. Comme dans l’Est, à Metz et à Nancy.
Sources Le Figaro
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