Les partis de gauche appellent à une riposte unie à Sarkozy

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Les partis de gauche appellent à une riposte unie à Sarkozy



PARIS (AFP) — Réunis pour la première fois mardi depuis début 2006, neuf partis de gauche, dont le PS, le PCF, les Verts et la LCR, se sont mis d'accord sur une déclaration commune condamnant la politique de Nicolas Sarkozy et appuyant la manifestation du 29 septembre contre les franchises médicales.

La réunion intervenait symboliquement quelques heures après le discours du président de la République sur les réformes sociales, dans lequel il a notamment réitéré son engagement à réformer les régimes spéciaux de retraite et à assouplir les 35 heures.

"Il s'agit d'une première réaction de riposte commune et nous avons décidé de nous revoir vendredi prochain pour mettre au point une série d'initiatives pour aller plus loin", a affirmé la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, qui présidait la rencontre au siège de son parti, Place du Colonel Fabien.

Mme Buffet a rappelé qu'il s'agissait de la première réunion depuis 2006 du "Collectif Riposte", créé dans la foulée du mouvement contre le Contrat première embauche (CPE) et resté en veilleuse depuis. L'initiative avait été décidée samedi à la Fête de l'Humanité par les leaders des principaux partis.

Le texte adopté par les représentants des neuf partis -dont l'eurodéputé Benoît Hamon pour le PS et Olivier Besancenot pour la LCR- affirme que la population française est confrontée à "la plus vaste offensive anti-sociale de ces cinquante dernières années".

Il appelle "toutes les forces de gauche" à "contribuer aux mobilisations nécessaires".

Les participants ont estimé qu'"un signal clair" de leur unité "sera donné dès le 29 septembre" en participant "à une journée de refus" des franchises médicales à l'appel d'une quarantaine d'organisations syndicales et professionnelles.

Pour Benoît Hamon, "il s'agit d'un signal de rassemblement" de la gauche. "Il est important que la gauche ait été en capacité de se mettre d'accord sur une déclaration" pour dire que "le modèle social français est mis en danger par Nicolas Sarkozy".

Pour les initiatives futures, M. Hamon estime qu'"il faut respecter le mouvement social qui sera en première ligne pour résister à la mise en cause de notre modèle social". "On ne veut pas parler à la place des syndicats" et "on laisse les syndicats négocier", a-t-il souligné.

De son côté, Olivier Besancenot s'est félicité de "ce premier pas", mais a-t-il ajouté, il appartiendra aux partis de gauche "de ne pas s'arrêter à un service minimum" et "de prendre des initiatives concrètes".

Le leader de la LCR insistera vendredi sur sa proposition d'une grande manifestation commune des partis et des syndicats en octobre.

Michel Bock, représentant des Verts, a indiqué à l'AFP qu'il ne s'agissait que d'un accord "a minima". Il y avait "trop de divergences" entre le PS qui voulait un texte sur le pouvoir d'achat et la LCR qui ne voulait parler que des régimes spéciaux, a-t-il souligné.

La réunion de vendredi devrait permettre, selon Mme Buffet, de trancher entre les différentes initiatives proposées.

Des représentants de cinq petits partis (MRC, Mars/Gauche républicaine, Alternatifs, Convergence citoyenne, Régions et peuples solidaires) étaient également présents à la réunion.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


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Publié dans Résistance

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