France : La diplomatie de la gachette
Il est vrai que Sarkozy a belle mine d'incriminer l'Iran quand on sait que l'on abrite les Moudjahidines du Peuple sur notre sol et qu'ils sont classés terroristes par l'Union Européenne et par les USA.
France : La diplomatie de la gachette
Ecrit par L'IRIB
Bernard Kouchner, Chef de la diplomatie française, Socialiste reconverti au nouveau credo de la droite populiste, se distingue et montre qu'il a bel et bien trahi l'idéal humaniste auquel il croyait. A un moment où la Communauté internationale tente de trouver des solutions diplomatiques à ce qui est appelée la crise du nucléaire iranien, voilà l'ex "French Doctor", qui promet l'apocalypse: "Il faut se préparer au pire, au pire, c'est-à-dire, la guerre". La guerre contre l'Iran, pour l'empêcher de poursuivre son programme nucléaire civil.
De deux choses l'une: ou M Kouchner a dérapé sur un sujet sensible, ce qui est pour le moins étrange, de la part d'un personnage si haut placé, ou il démasque, enfin, le nouveau style de la politique extérieure de la France, marquée, par une agressivité inspirée du modèle outre-atlantique. Paris, qui s'est attiré la sympathie et le respect du monde de l'Islam, en se refusant à cautionner l'invasion de l'Irak, par les troupes anglo-saxones, cherche à s'imposer comme un acteur clé sur la scène internationale. Soit, mais cela justifie-t-il cet empressement à vouloir brûler les étapes et à remettre en cause un crédit, si durement gagné, au fil des ans?
La France est à cette heure le seul pays occidental à parler de "guerre" contre l'Iran. Même le belliciste Blair évitait, en son temps, d'employer ce mot, qui pour n'être qu'un simple mot, suscite, toujours, et à bon droit, les pires craintes et inquiétudes. Depuis leur émission dimanche, les déclarations intempestives de M. Kouchner ont été, vigoureusement, condamnées, partout, en Europe, et dans le monde entier: de Moscou à Vienne, en passant par Pékin, Rome ou les capitales arabes, les autorités ont déploré l'attitude d'une France transformée en sous-traitant des Etats-Unis dans la région, une France, qui veut bomber le torse, au point d'en paraître ridicule.
A Téhéran, le numéro deux du Conseil suprême de la sécurité nationale, Rahmani Fazli, a rejoint ce concert de protestations, pour qualifier la sortie du ministre d'inadmissible. Inadmissible, mais, surtout, éveilleuse d'amers souvenirs: les Iraniens n'ont pas oublié, loin s'en faut, les ventes colossales d'armes et de munitions chimiques et non chimiques françaises à Saddam, alors qu'il était en guerre contre l'Iran. L'hospitalité offerte par Paris aux élements liés au groupuscule terroriste des Monafeghin a aussi du mal à être effacée de la mémoire des Iraniens. Alors, pour le grand étalage de muscles, M Sarkozy et son équipe ferait peut-être mieux de choisir un autre pays, un pays plus facilement influençable et moins accoutumé aux fausses manoeuvres !
Sources IRIB
Posté par Adriana Evangelizt