Sarkozy-Fillon : la rupture en marche

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nous pensons que la bonne question à se poser est jusqu'à quand Fillon va-t-il supporter de se faire voler son rôle ? La question est d'ailleurs la même pour tous les ministres. On a vu Lagarde se faire reprendre pour avoir prononcé le mot juste "Rigueur"... Kouchner se voir interdire d'Iran et même de Syrie... s'applatir pour faire des excuses au premier ministre Irakien. On a vu le Premier Ministre subir un assaut pour son "On attend le signal de Nicolas Sarkozy"... et on en verra d'autres. Pour s'entendre avec Nicolas Sarkozy, il faut se dépouiller de sa personnalité pour se couler dans son moule qu'il croit Idéal... MOI JE... ça nous fait un peu penser à la Fable de La Fontaine... la grenouille qui se voulait aussi grosse que le boeuf... on connait la fin de l'histoire...

Sarkozy-Fillon : la rupture en marche

On pouvait légitimement se poser des questions. On voyait bien qu’entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, il y avait quelques couacs, on sentait des agacements, le genre de choses qui peuvent vite s’envenimer jusqu’à rendre crispantes leurs relations, jusqu’à les menacer. Sarkozy qui traitait Fillon de "collaborateur". Fillon qui s’en indignait et, comme par défi, semblait sommer le Président de conduire les réformes dont il se faisait, lui, le chantre vigilant. Donc, oui, on se posait des questions sur le vrai état des relations Sarkozy-Fillon.

Eh bien, on ne s’en pose plus. Deux interventions ont mis fin au doute. Celle de Sarkozy, d’abord, un soir récent à la télévision : il y jugeait "remarquable" l’action de son Premier ministre, le répétait à l’envi, n’avançait aucune idée sans y associer Fillon et allait jusqu’à qualifier d’"interchangeables" leurs fonctions et leurs personnes. Bref, deux frères de lait - sinon de sang.

La deuxième intervention est celle de Fillon, ce dernier week-end, à Strasbourg. Il vante alors ce "tandem innovant et complice" qu’il forme avec Sarko, jure que "rien ni personne ne le détournera de sa fidélité et de son amitié (avec le Président)" et s’incline en toute modestie devant la primauté présidentielle : "Quand vous m’applaudissez, c’est Nicolas que vous applaudissez." On ne saurait être plus élégant.

C’est désormais simple : les deux hommes jouent à qui mieux mieux à "lui, c’est moi et moi, c’est lui". Typiquement le genre de protestation qui ne trompe pas. C’est qu’il y a bel et bien un vrai problème entre Sarkozy et Fillon, qui en font trop pour être honnêtes.

Sources Le Point

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans François Fillon

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article