Fillon affiche sa fermeté avant les grèves et assure qu'il "n'a pas peur"
Fillon n'a pas peur et il a tort. L'homme n'est pas mauvais en soi mais il suit le mouvement généré par Sarkozy. Il faudrait néanmoins qu'il nous explique sa phrase "ce n'est pas une posture, c'est une exigence de justice et d'équité" ? Où se trouve la justice et l'équité à obliger les gens à travailler plus pour toucher leur retraite ? L'augmentation faramineuse de Sarkozy fait-elle partie des économies envisagées ? Pourquoi s'en prendre aux travailleurs plutôt qu'à ceux qui n'ont aucun mal à boucler les fins de mois ? La liste est longue des anomalies de ce régime.
Fillon affiche sa fermeté avant les grèves
et assure qu'il "n'a pas peur"
François Fillon se montre ferme sur la réforme des régimes spéciaux à la veille des grèves et souligne dans un entretien au Journal du Dimanche que "quand on fait son devoir, on n'a pas peur".
"Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement", souligne le Premier ministre à trois jours de très fortes turbulences attendues à la SNCF et à la RATP notamment.
M. Fillon dit "comprendre les réticences des salariés qui sont concernés", mais insiste sur les concessions offertes par le gouvernement : "progressivité de la mise en oeuvre de la réforme, assouplissement des conditions de la décote, ouverture des négociations sur l'aménagement des fins de carrière, sur le compte épargne-temps".
L'exécutif mise clairement sur la fermeté à la veille de l'épreuve de force. Vendredi, le président Nicolas Sarkozy a martelé qu'il irait "jusqu'au bout" de sa réforme.
"Notre fermeté", lance le Premier ministre, "ce n'est pas une posture, c'est une exigence de justice et d'équité", lance-t-il en défense d'un "projet raisonnable".
"Avec les partenaires sociaux, nous avons joué cartes sur table", assure-t-il encore. "Dans le passé, on présentait des projets de réforme souvent trop ambitieux et finalement à la sortie d'un conflit on lâchait et on ne gardait que l'illusion de la réforme. Nous ne voulons plus de cela".
Le chef du gouvernement estime être allé "le plus loin possible dans les discussions avec les salariés", et qu'ils "savent que le statu quo n'est plus possible".
"Je ne fais pas de pronostic sur la durée de la grève", conclut-il sur ce thème. "Je compte sur la responsabilité de tous. Il n'y a pas d'autre solution pour sauver les retraites que la réforme. Quand on fait son devoir, on n'a pas peur".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt