Fac de Nanterre: intervention policière et face-à-face tendu entre étudiants

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Fac de Nanterre: intervention policière et face-à-face tendu

 entre étudiants

 

Les CRS et gendarmes mobiles sont intervenus mardi à l'université Paris-X de Nanterre, utilisant la force contre des étudiants qui voulaient bloquer le campus avec le soutien manifeste des antibloqueurs désireux d'aller en cours, a constaté un journaliste de l'AFP.

Mardi après-midi, les derniers étudiants, environ 200 personnes, qui faisaient bloc face aux forces de l'ordre sur un côté du bâtiment de droit, ont quitté les lieux et ont appelé à se réunir en "comité de lutte" dans un autre bâtiment.

Les médias ont été invités à quitter cette réunion, à laquelle participaient environ 500 personnes.

"Il y a maintenant pas mal d'autonomes qui risquent de radicaliser les positions, c'est exactement ce que voulait la présidence de la faculté en faisant intervenir la police", a déclaré à l'AFP un étudiant qui prend part au mouvement, sous couvert d'anonymat.

Tôt mardi matin, un face-à-face tendu a opposé des étudiants qui voulaient empêcher l'accès au bâtiment de droit et des antibloqueurs désireux d'aller en cours.

Le président de l'université Paris-X, Olivier Audéoud, a alors demandé l'intervention des forces de l'ordre pour déloger les bloqueurs.

"Je n'avais pas l'intention ce matin qu'il y ait une intervention des forces de l'ordre. Mais il y avait de très grosses tensions. A un moment, les antibloqueurs étaient plus d'un millier", a expliqué à l'AFP M. Audéoud, qui affirme avoir voulu empêcher la situation de dégénérer.

"Ca se passait très bien, il n'y avait pas de grosses tensions", a en revanche affirmé la présidente de l'Unef pour Nanterre, Vanessa Favaro.

Les CRS et gendarmes mobiles ont délogé les bloqueurs en utilisant leurs matraques, et parfois des sprays lacrymogènes, alors que les antibloqueurs scandaient: "bloqueurs, hors des facs", "liberté d'étudier", ou encore "Allez les bleus", en référence aux uniformes des CRS et gendarmes mobiles.

Dans l'après-midi, la situation était redevenue calme, mais plusieurs entrées de bâtiments restaient fermées, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des élus locaux communistes, notamment les conseillères générales des Hauts-de-Seine Michèle Fritsch et Nadine Garcia, se sont rendues sur place et ont dénoncé l'usage de la force.

"Nous dénonçons fermement l'intervention policière et nous sommes choqués par une intervention aussi musclée, mais les étudiants vont rester mobilisés", a également déclaré une responsable de l'Unef, Anna Melin.

Rémy, un doctorant en science politique responsable du syndicat Sud-Etudiants, a estimé que le président de l'université voulait apparaître comme "le bon élève de la libéralisation des facs".

"Notre mouvement inquiète le gouvernement et le président de l'université, c'est pour ça qu'ils choisissent la répression", a-t-il ajouté.

Le blocage de l'université avait été reconduit lundi lors d'une AG réunissant plus de 1.500 personnes, par un vote à main levée dont le résultat serré (873 pour, 767 contre) a été contesté par les antibloqueurs, ces derniers affirmant que le décompte avait été truqué.

Des étudiants de toutes sensibilités avaient participé à ce décompte.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Résistance

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