DIFFERENCE ENTRE VILLEPIN ET SARKOZY

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ci-dessus des petits "trucs" sur la différence entre les deux hommes. Différence de taille, nous permettons-nous d'ajouter et de fait, si Dominique de Villepin mesure 1,92m, la taille réelle de Sarkozy est 1,65m. Pour rectifier le CV de l'express, en fin de page, qui dit "un peu moins d'1;70m". Ce qui ressort aussi pour nous, c'est la différence de "culture"... nul doute que Dominique est beaucoup plus cultivé, instruit que Nick et cela se sent dans les discours. L'autre différence c'est la "fidélité" du poète à Chirac et la trahison de l'autre... L'image des deux hommes est bien sûr fort différente. Et si tous les deux visent le même but, devenir présdent, nous pensons réellement que Sarkozy se laisse dominer par son ambition dévorante, cela se voit... et que Mister de Villepin, en bon Scorpion, attend et laisse venir. Il possède davantage de maîtrise et c'est certainement cela d'ailleurs qui lui permettra d'accéder au sommet... sans trop se fatiguer. Ajoutons à cela un charme certain que possède ce dernier, une allure... l'art de manier le Verbe... un côté Grand Seigneur, quoi ! Entre la Noblesse Française et la Noblesse Hongroise, il existe une grande différence... et tout cela se joue dans les "gènes"... Sarko se la joue autocrate et Dominique, aristocrate... encore une différence de taille en plus du 1,92 et 1;65.

LE NECESSAIRE ET LE POSSIBLE

propos recueillis par Eric Mandonnet

Denis Muzet, spécialiste de l'impact du discours public, collaborateur de la Chaîne parlementaire, compare le langage des deux hommes


En quoi les discours de Dominique de Villepin et de Nicolas Sarkozy se distinguent-ils?

Sur le fond, Dominique de Villepin s'exprime en tant qu'acteur gouvernemental. Il alterne systématiquement le «je» (Premier ministre) et le «nous» (gouvernement). L'ego n'est pas démesuré, car le gouvernement est toujours associé au discours. Il se présente en chef d'équipe. Nicolas Sarkozy, lui, s'exprime en tant qu'acteur politique. Il emploie le «je» ou le «moi je», qu'il oppose à un «on» qui désigne indifféremment «les autres», qu'il s'agisse de ses alliés ou non. La forme les distingue aussi. À la différence du Premier ministre, dont la syntaxe est un peu rustique (des phrases longues, des répétitions, le recours à la double négation), le propos du ministre de l'Intérieur est alerte et rythmé, avec des phrases courtes.


L'un et l'autre racontent-ils la même histoire au pays?

Pas du tout. Certes, Villepin, comme Sarkozy, dit volontiers «je veux», «j'ai décidé». Il marque ainsi qu'il est aux commandes. Mais le volontarisme est constamment en butte à un discours de la nécessité. Il dit souvent «il faut» ou «il n'y a pas d'autres moyens». Pour lui, contrairement à son ministre de l'Intérieur, tout n'est pas possible. Les marges de manœuvre existent, mais elles sont limitées. Il accorde le plus souvent les verbes au présent, se situant dans le temps réel. «À chaque jour suffit sa peine», comme il aime à dire. Sarkozy, pour sa part, emploie tour à tour le passé, le présent et surtout le futur. Pour lui, il y a clairement un avant et un après 2007. Il tient un discours non de la nécessité, mais du possible. Il cherche à faire rêver les Français.


On a l'impression que Villepin et Sarkozy n'argumentent pas de manière identique…

C'est vrai. Chez le premier, l'argumentation est binaire. À chaque problème, sa solution. Il n'est pas président de l'UMP mais, selon sa formule, du «parti de l'action». Son problème n'est pas de convaincre sur ses idées, mais sur ses actes. L'argumentation de Sarkozy est plus élaborée. Quel que soit le domaine qu'il aborde - sécurité, économie, discrimination positive - il conclut son propos en en tirant un enseignement général. Alors que Villepin est dans une posture réactive, Sarkozy cherche à construire une cohérence globale. Comme ministre, il est déjà crédité d'une capacité d'action. Il lui faut plutôt convaincre de ses idées ou de son projet, un mot qui revient souvent dans son discours, alors qu'il est aujourd'hui absent de celui du Premier ministre.


Le ministre de l'Intérieur joue sur la corde de l'émotion. Est-ce aussi le cas du chef du gouvernement?

Oui, avec une différence essentielle. Sarkozy exprime des émotions personnelles. Il dit «j'ai envie», «j'aime», il a été «bouleversé» par le procès d'Outreau. Et c'est sur ce bouleversement qu'il fonde sa réflexion sur la responsabilité des magistrats, par exemple. C'est quelqu'un qui aime mettre en scène ses émotions, au risque de les transformer parfois en humeurs. Rien de cela chez le chef du gouvernement: il n'a pas d'humeurs, mais lui aussi a des émotions. Simplement, elles sont collectives plutôt que personnelles. Quand il parle de la France, il se fait solennel et ne répugne pas à un certain lyrisme.

Sources : L'EXPRESS

 

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DOMINIQUE DE VILLEPIN
Etat civil
Dominique, Marie, François, René Galouzeau de Villepin
51 ans, marié, père de Marie, d'Arthur et de Victoire.
Licencié ès lettres et en droit, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, énarque (promotion Voltaire).
1,92 m.

Amis
Les intellectuels figurent en bonne place, qu'il s'agisse d'écrivains, comme Jorge Semprun et François Nourissier, ou de peintres, comme Zao Wou-ki, dont les toiles lui apportent de la «sérénité», ou Pierre Soulages. Plusieurs tableaux des deux hommes ont été installés au premier étage de l'hôtel Matignon.

Gastronomie
Il aime la cuisine roborative (poule au pot, confit de canard) et boit énormément de café. Il apprécie le bon vin, comme le château-latour, dont il ne boit méthodiquement qu'un verre dans un restaurant de réputation bourgeoise du VIe arrondissement de Paris.

Patrimoine
Il est propriétaire d'un appartement à Paris. Son père a une vieille maison en Bourgogne, à Parly (Yonne), à côté de Toucy, rachetée à un industriel il y a une quarantaine d'années. Au début du deuxième mandat de Jacques Chirac, Dominique de Villepin a décliné la proposition de s'investir dans cette circonscription, actuellement détenue par l'ancien ministre Jean-Pierre Soisson.

Look
Avis de la styliste Chantal Thomass: «Il peut tout porter. S'habiller en noir chez Slimane ou en velours chez Paul Smith lui irait très bien et lui donnerait un côté dandy. Mais il reste très classique: une chemise bleu ciel avec un costume bleu marine, c'est trop facile!»
 
 
NICOLAS SARKOZY
Etat civil
Nicolas, Paul, Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa
50 ans, marié, père de Pierre et de Jean, enfants d'un premier mariage, et de Louis.
Maîtrise de droit privé, DEA de sciences politiques, certificat d'aptitude à la profession d'avocat.
Un peu moins de 1,70 m.

Amis
Son meilleur ami: Martin Bouygues. Il a aussi des copains dans le milieu du show-biz, comme Jean Reno, Christian Clavier ou Didier Barbelivien, ainsi que parmi les sportifs (les rugbymen Bernard Laporte et Denis Charvet, le tennisman Fabrice Santoro).

Gastronomie
Il préfère manger léger que roboratif, mais résiste rarement aux pizzas ou aux pâtes. Parmi ses autres péchés mignons, le fromage, les glaces italiennes, le chocolat et les compotes. S'il ne boit jamais de vin, il apprécie les oranges pressées et le jus de pomme.

Patrimoine
Il est propriétaire d'un appartement sur l'île de la Jatte, qu'il a fini de rembourser. En revanche, il n'a pas acheté de maison sur le bassin d'Arcachon - il en loue une à un dentiste bordelais. S'il ne peut plus exercer, il garde des parts dans son cabinet d'avocat. Son dernier livre, La République, les religions, l'espérance, lui a rapporté quelque 100 000 euros. Il verse une pension à sa première épouse.

Look
Il a récemment délaissé Lanvin pour privilégier Christian Dior. Aux pieds, il porte alternativement des Tod's ou des Weston. «Il devrait s'habiller moins large en mettant des vêtements moins épaulés et plus près du corps, observe Chantal Thomass. Des costumes faux unis avec des petites rayures dans la matière lui iraient mieux que ce qu'il porte actuellement.»

UN MINISTRE PLAIDE LA CONCURRENCE

Silence dans les rangs. Pour l'heure, les ministres refusent publiquement de choisir entre le chef du gouvernement et le président de l'UMP. Lors des universités d'été du parti, du 2 au 4 septembre à La Baule (Loire-Atlantique), Nicolas Sarkozy prêchera pour une «unité nécessaire», tout en revendiquant une «indispensable liberté». Mais François Goulard, l'un des ministres qui ont rencontré Dominique de Villepin pendant ses vacances en Bretagne, veut tenter de déplacer les lignes. Constatant que celui-ci a les «fondamentaux» pour être candidat en 2007, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche explique: «Pour la droite, avoir aujourd'hui un seul présidentiable aurait été une mauvaise chose.»

Se référant au duel entre Jacques Chirac et Edouard Balladur en 1995, Goulard ajoute: «La concurrence est positive, elle n'est pas incompatible avec la victoire. L'esprit des institutions n'est pas la désignation d'un candidat unique par le parti. L'UMP ne doit donc pas être une formation au service de la candidature d'un homme.»


Sources : L'EXPRESS

Posté par Adriana Evangelizt

 
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Publié dans LA LIBERTE EN DANGER

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