Faute morale

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Depuis que Sarkozy est au pouvoir, la France est le pays de la honte. La France est déshonorée, elle est à mettre au même rang que les Etats-Unis ou qu'Israël, un pays raciste où les mots Liberté Egalité Fraternité ne veulent plus rien dire. On est en train de se mettre à dos tous les pays du monde tant musulmans qu'Africains et même les qutres... on est montré du doigt, vilipendé, critiqué. Merci Sarko !

Faute morale

C'est une bien étrange image d'elle-même que la France donne aujourd'hui. D'un côté, comme en 1998, un peuple tout entier vibre au diapason de son équipe de football qui dans le Mondial représente la France dans toute sa diversité ethnique et culturelle. Comme le soulignait récemment Lilian Thuram, le défenseur central des Bleus, en réponse à un Jean-Marie Le Pen qui trouvait "exagérée la proportion de joueurs de couleur", en France "les gens fêtent les joueurs français sans se poser la question de savoir s'ils sont noirs ou pas". Mais dans les tréfonds de cette belle France multicolore se joue un drame autour d'enfants scolarisés sans papiers menacés d'expulsion, soit quelque 4 000 familles et près de 10 000 personnes.

Depuis le 3 juillet, et jusqu'au 15 août, les préfectures vont examiner, au cas par cas, les demandes de régularisation des parents sans papiers d'enfants scolarisés. Le 13 juin, dans une circulaire aux préfets, Nicolas Sarkozy avait énoncé six critères nécessaires à une régularisation, parmi lesquels la "scolarisation effective" depuis septembre 2005, la naissance en France ou l'arrivée des enfants avant l'âge de 13 ans, l'absence de lien entre l'enfant et le pays dont il a la nationalité, ainsi que la "réelle volonté d'intégration" des familles. Une circulaire qualifiée d'"humaine" et "généreuse" par Arno Klarsfeld, le médiateur nommé par M. Sarkozy.

Dans cette France où l'enracinement des idées racistes du Front national se poursuit, un réel mouvement de solidarité s'est développé. A l'initiative de la Ligue des droits de l'homme, de nombreuses personnalités du monde politique, artistique et culturel ont signé un texte exprimant leur "nausée devant la multiplication de ces situations où des enfants, des adolescents sont les premières victimes d'une politique devenue folle". "Lorsque la loi viole des principes aussi élémentaires, c'est notre devoir de citoyens, notre devoir de conscience de ne pas s'y plier", ont-ils ajouté. Des syndicats et des Eglises se sont indignés de cette "chasse à l'enfant", et les parrainages de sans-papiers se sont multipliés.

Aucun principe, aucune loi ne peuvent conduire un pays attaché aux droits de l'homme à imaginer expulser des enfants en cours de scolarité qui, même si leurs parents sont sans papiers, n'ont pas d'autre pays que la France. Il s'agit d'une faute morale et d'une erreur politique. En 1994, en Californie, l'adoption de la proposition 187 prétendait exclure de leurs écoles 300 000 enfants de sans-papiers. La mobilisation de l'opinion avait conduit les tribunaux à invalider cette loi. On peut espérer qu'en France le mouvement en cours permettra d'arriver au même résultat. Sans oublier qu'il ne s'agit que de la partie visible du problème et que la nouvelle loi Sarkozy sur l'immigration risque, demain, d'être une nouvelle fabrique de sans-papiers.

Sources : Le monde

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Nicolas Sarkozy

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C
<br /> La charrue avant les boeufs<br /> <br /> <br /> Il semble bien que Sarkozy ait ouvert la boite de Pandore en édictant une procédure pour la régularisation sous certaines conditions des familles sans papier dont les enfants sont scolarisés. Les associations, ligues et comités dont nul n’ignore par qui elles sont commanditées se sont mobilisées entraînant tout le cirque médiatique pour faire de cette circulaire le bélier qui enfoncera la ligne de défense contre la régularisation massive des immigrés.<br /> Rappel pour ceux qui ont quitté l’école dans les années 70.<br /> La France<br /> d’alors comptait 52 millions d’âmes et le taux de natalité permettait à peine le renouvellement de cette population. Les mêmes se réveillent en l’an 2000 et découvrent qu’ils sont parmi les 62 millions de français ! D’où viennent les 10 millions qu’on a pas vu naître dans nos maternités. Génération spontanée ou frontières panier percé ?<br /> L’ampleur du problème tient dans ce chiffre de 10 millions issu du regroupement familial de Giscard et du laxisme de Mitterrand.<br /> Alors la méthode sarkozienne qui donne au gamin la capacité de décider où sa famille peut s’implanter témoigne d’une grande naïveté ou d’une révolution dans notre civilisation. On croyait que les gamins vivaient chez leurs parents. On découvre que c’est tout l’inverse et que la famille s’installe là où décide le rejeton.<br /> Mettre la charrue avant les bœufs : ça n’a pas souvent permis de préparer une bonne récolte. Le Pen n’en demandait pas temps qui pourra toujours venir glaner sur les terres ensemencées par le président de l’UMP<br />
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