DOMINIQUE DE VILLEPIN ET LES PRIVATISATIONS
L'Etat brade. L'Etat privatise. Après France-Telecom et ses 13 000 emplois supprimés, c'est au tour de la SNCM, EDF, les autoroutes et il y a de sérieuses alertes aussi sur la SNCF... et Dominique de Villepin doit s'accomoder de ces casseroles. Comment va-t-il s'en tirer ? Pourquoi l'argent est-il incapable de gérer ses grandes Sociétés. Où passe l'argent du contribuable ? Il est quand même utile de savoir que le salaire des députés s'élèvent à 5066,19 euros net.par mois. Soit presque neuf fois plus qu'un smicard.
Nous nous permettrons ici de citer quelques passages d'un message reçu personnellement de Barbara au sujet de Dominique de Villepin s'il poursuit dans la voie des privatisations : "S'il continue dans cette voie-là il perdra .
Il ne mobilisera pas mais découragera . Les marchands ne sont pas ce qu'il y a de plus patriotique : on le voit avec les délocalisations -ils vont là où se trouvent le profit .
Alors transmettez cela : Les grandes entreprises, les Français les vivent comme leur patrimoine : ils se mobiliseront pour les sauver, se sacrifieront.
Mais si c'est vendu les Français se sentiront trahis - ils se sentent déjà trompés .Alors dites à Dominique de Villepin qu'il donne chair à son mot d'ordre "Patriotisme Industriel" - sans vendre à des monopoles internationaux et il nous aura à ses cotés et gagnera .
Sans cela il tombera au rang des autres médiocres ."
Voilà, les choses sont claires comme de l'eau de roche. A lui de voir.

SNCM, EDF, autoroutes: des privatisations à hauts risques pour Villepin
SNCM, EDF, concessions d'autoroutes: Dominique de Villepin se retrouve confronté à trois dossiers de privatisations politiquement sensibles alors qu'il enregistre, dans un climat de grogne sociale, une baisse de popularité.Des premiers couacs gouvernementaux à l'impasse actuelle après 22 jours de grève, la gestion de l'ouverture du capital de la compagnie maritime a été l'objet de vives critiques, qui ont contraint le Premier ministre à monter en première ligne.
Ordre donné au GIGN de reprendre le contrôle du Pascal Paoli, tentative de décrispation au sommet avec Bernard Thibault (CGT)... c'est également M. de Villepin qui a annoncé le nouveau montage financier pour la SNCM.
Si ce dossier empoisonné a été hérité de ses prédécesseurs, qui ne l'ont jamais réglé, le chef du gouvernement est conscient qu'il joue sa crédibilité sur une solution à la crise. Politiquement, la facture serait lourde en cas de faillite de la SNCM, une première pour une entreprise publique.
Dénonçant une "mauvaise gouvernance" dans cette affaire, Ségolène Royal (PS) a déjà mis en doute dimanche "la capacité du Premier ministre à gouverner en temps de crise".
"Cette affaire constitue le premier vrai grand test pour Villepin dans son aptitude à marquer des points face à Nicolas Sarkozy", a affirmé pour sa part un député proche des chiraquiens.
Dans le premier baromètre (LH2) réalisé après la journée d'action du 4 octobre et publié mardi, le chef du gouvernement enregistre une baisse de popularité de deux points (43%) et surtout une hausse de 7 points d'opinions négatives, à 47%, soit son plus mauvais score depuis son arrivée à Matignon.
Devant les députés mardi, il a placé les grévistes de la SNCM au pied du mur en déclarant qu'"après le temps du dialogue" était venu "le temps des décisions". "C'est l'heure de vérité !", a-t-il solennellement prévenu.
Cette crise a poussé le Premier ministre à la plus extrême prudence sur un autre dossier sensible, l'ouverture de capital d'EDF, alors que, début juillet, le gouvernement semblait vouloir aller vite, dans la foulée du succès enregistré par l'entrée en bourse de GDF.
"La décision n'est pas prise, nous la prendrons le moment venu", a indiqué jeudi M. de Villepin. une déclaration plutôt floue aussitôt interprétée par les observateurs comme une façon de faire marche arrière ou du moins de garder toutes les options ouvertes en gagnant du temps jusqu'à ce que la tempête SNCM se soit calmée.
Surtout, il a énoncé deux conditions préalables à l'ouverture de capital: plan d'investissement pluriannuel et engagement d'EDF à assurer sa mission de service public.
Alors que Le Monde a évoqué lundi un accord tacite Villepin-CGT sur EDF pour désamorcer la crise à la SNCM, le gouvernement a démenti tout lien entre les deux dossiers. Et si Bercy avait évoqué l'échéance de l'automne pour une ouverture du capital du géant énergétique, le Premier ministre n'a jamais annoncé de date.
Hasard du calendrier, l'autre épine dans le pied du gouvernement -la privatisation des sociétés d'autoroutes, contestée jusque dans les rangs de la majorité- est revenue au plus mauvais moment sur le devant de la scène avec l'organisation d'un débat mardi à l'Assemblée et mercredi au Sénat.
Vent debout tout au long de l'été contre cette vente des "bijoux de famille", François Bayrou (UDF) a réaffirmé mardi qu'il déposerait un recours devant le Conseil d'Etat.
Sources : YAHOO
Posté par Adriana Evangelizt