OMC : une nouvelle polémique oppose Mandelson et Sarkozy

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Où l'on notera que Bruxelles et NON LES ETATS MEMBRES sont chargés de négocier à l'OMC. Là on voit que Bruxelles décide pour les Etats membres même s'ils ne sont pas d'accord. On passe par dessus la tête des gens et surtout des Peuples. Non, décidément, cette union, dans l'état actuel des choses, c'est une pure dictature.



OMC : une nouvelle polémique oppose Mandelson et Sarkozy


Alors que le président français a affirmé qu'il ne signerait pas l'accord sur la libéralisation des échanges s'il n'était pas modifié, le commissaire européen au Commerce, a rappellé que Bruxelles, et non les Etats membres, était chargé de trouver un compromis avec les six autres grands acteurs de l'OMC.

Peter Mandelson, le commissaire européen au Commerce, a rappelé jeudi 24 juillet que Bruxelles, et non les Etats membres, était chargé de négocier à l'OMC, après que Nicolas Sarkozy ait affirmé qu'il ne signerait pas l'accord de libéralisation du commerce mondial, tel qu'il était rédigé.
Interrogé sur les propos tenus un peu plus tôt par le président français, Peter Mandelson a déclaré: "je n'ai pas de réaction, si ce n'est de dire que la Commission (européenne) est chargée de négocier ici à l'OMC au nom de tous les Etats membres".
"Nous continuerons ainsi sur la base du mandat dont nous disposons", a ajouté Peter Mandelson à son arrivée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour une nouvelle séance de négociations.
"A l'OMC, cet accord qui est sur la table, s'il n'est pas modifié, nous ne le signerons pas", a déclaré le chef de l'Etat, président en exercice de l'Union européenne, lors d'une réunion avec des restaurateurs à Batz-sur-Mer.
Début juillet, Nicolas Sarkozy avait accusé Peter Mandelson d'être prêt à sacrifier la production agricole "sur l'autel du libéralisme mondial".
Cette polémique intervient alors que les négociations à Genève entre les sept grands acteurs de l'OMC sont entrées dans
une phase difficile.

Subventions agricoles

Les responsables du commerce des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Inde, du Brésil, du Japon, de l'Australie et de la Chine ont poursuivi leurs discussions jusqu'à près de quatre heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, sous la coordination du directeur de l'OMC, Pascal Lamy.
Ils ont tenté de parvenir à un accord sur les principaux points du cycle de Doha, démarré il y a sept ans, en vue d'une libéralisation des échanges économiques mondiaux.
Jeudi, un petit cénacle de grands acteurs de l'économie mondiale essayait toujours péniblement de rapprocher les positions. Les pays en développement, l'Inde et le Brésil, demandent notamment une baisse des subventions en vigueur à l'intérieur des pays les plus riches, afin de ne pas être désavantagés sur les marchés mondiaux. La France est l'un des principaux bénéficiaire de la politique agricole commune (PAC) au sein de l'Union Européenne.

Sources
Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

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