Génocide arménien : l'Europe très énervée après la France

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Comme nous le disions hier, nous ne sommes pas du tout d'accord avec cette loi. Et d'ailleurs de quoi nous mêlons nous ? De l'histoire d'un autre pays alors que Jacques Chirac refuse de demander pardon pour les crimes commis en Algérie ? Ca, par contre, c'est notre histoire. Il y a là quelque chose qui nous dérange dans cette façon de procéder. On tergiverse pour la colonisation -faisant voter des lois vantant le bienfait de cette calamité- et l'esclavage dont la France fut un des piliers et on va se mêler de ce qu'il s'est passé en Turquie voilà un siècle. Allant même jusqu'à censurer la critique. Bientôt, on va nous forcer à aimer même ce que l'on n'aime pas. Ce qui est quand même un comble dans un pays qui se veut le chantre de la Liberté...

Génocide arménien : l'Europe très énervée par la France

Par Marc SEMO


L'Assemblée nationale a voté ce matin le texte pénalisant la négation des massacres commis entre 1915 et 1917 • A Bruxelles comme à Strasbourg, on craint que cela complique un peu plus les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE •

La France est mise au ban de l'Europe après le vote, en fin de matinée par l'Assemblée nationale, du projet de loi sanctionnant la négation du génocide arménien. Par la Commission de Bruxelles, qui avait exhorté les députés français à rejeter un texte qui lui rendra la tâche encore plus difficile dans des négociations d'adhésion déjà compliquées avec Ankara. «Dans le cas où cette loi entrerait en vigueur, elle empêcherait le dialogue et le débat nécessaire pour la réconciliation sur ce sujet», a expliqué lors d'un point de presse la porte-parole du commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn qui, jeudi, a publié dans les pages Rebonds de Libération une tribune expliquant les raisons de sa ferme opposition à un tel texte.

Aux yeux de Bruxelles, la Turquie a commencé à bouger sur le dossier arménien en créant une commission d'historiens pour établir la vérité historique sur ce sujet. En septembre 2005, une conférence universitaire évoquant le génocide avait pu pour la première fois se tenir sur le sol turc et remettre en cause la vérité officielle. Pour la quasi-totalité des historiens, plus d'un million d'Arméniens sont morts entre 1915 et 1917 dans des déportations forcées et des massacres à caractére génocidaire organisé par le gouvernement «jeune turc» allié de l'Allemagne. La Turquie, elle, ne reconnaît pour l'instant que des «massacres» interethniques entre Turcs et Arméniens qui auraient fait 350 000 victimes de chacun des côtés. «Cette loi aurait pour effet de bloquer le débat qui commence», a ajouté la porte-parole d'Olli Rehn.

Une dizaine de jours après le voyage de Jacques Chirac en Arménie où il a fait de la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie un préalable à l'entrée d'Ankara dans l'Union, l'exécutif européen a rappelé la position des Vingt-Cinq. «Cette décision (d'ouvrir les négociations avec Ankara) ne prévoit pas la reconnaissance du génocide arménien comme un critère d'entrée dans l'UE», a dit la Commission. L'exécutif européen doit publier le 8 novembre son rapport sur l'état d'avancement des négociations d'adhésion entamées il y a un an avec la Turquie et le climat est tendu. Après le vote de l'Assemblée nationale, les chances de voir Ankara faire un geste sur l'ouverture de ses ports et aéroports aux bateaux et aux avions chypriotes sont encore plus réduites et les négociations pourraient être suspendues.

Au Parlement européen, l'émotion était aussi grande jeudi. Pour le libéral-démocrate britannique Andrew Duff, vice-président de la délégation pour la Turquie, «c'est un jour triste pour les idées libérales en France. L'Assemblée nationale a rejeté le droit fondamental de liberté d'expression.» «Voltaire doit se retourner dans sa tombe», a-t-il ajouté dans un communiqué en estimant que la France violerait la Convention européenne des droits de l'homme adoptant un texte qui «a fait d'énormes dégâts aux relations UE-Turquie et, au passage, aux relations turques avec l'Arménie».

De manière frappante, la présidente de la délégation UE-Arménie au Parlement européen, la verte française Marie-Anne Isler Béguin, est exactement sur la même longueur d'ondes. «Comment justifier une loi qui restreint la liberté d'expression, alors que dans le même temps l'Union européenne demande expressément à la Turquie de modifier son code pénal, qui sanctionne les “offenses à l'identité turque”, au nom de cette même liberté?», s'est-elle interrogée. En outre, cette loi donnerait selon elle du grain à moudre à tous les adversaires à l'entrée de la Turquie dans l'UE et risque de «définitivement détourner de l'Europe une opinion publique turque, déjà lassée des exigences toujours plus nombreuses de l'UE», a-t-elle ajouté.

Sources : Libération

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans EUROPE-TURQUIE

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B
Voilà maintenant qu'ils évoquent la liberté d'expression des génocidaires pour se justifier, c'est vraiment du n'importe quoi "nos diplomates" européens : de la merde OUI !
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J
Décidément les faux culs en poste à Bruxelles n'en reviennent pas : Eh bien grand bien leur fassent !<br /> Cette caste de bureaucrates croyant leurs droits acquis, tout à la fois, soumis aux atlantistes, soutenant les thèses du lobby sioniste, pro-OGM, pro-délocalisations et faisant la carpette chaque fois qu'un représentant du boucher iraquien néocon de BUSh vient leur faire la leçon ne nous représente pas : ce nouveau débat le montre bien !<br /> Voilà maintenant qu'ils inventent le concept de travail de deuil des génocidaires turc pour présenter leurs arguments fallacieux : décidément ces bureaucrates ne valent pas grand chose et je suis heureux qu'encore une fois ...la FRANCE  n'ait pas répondu favorablement à leurs espérances séniles et hypocrites !<br /> Si tous les peuples d'europe avait eu le droit de voter librement et directement au référendum européen, ces pseudo européens  auraient assurément assister à un bide totale en leur défaveur !
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