Le Pen brocarde "Sarko la girouette et Ségo la gaffeuse"
Le Pen brocarde "Sarko la girouette et Ségo la gaffeuse
Le président du FN Jean-Marie Le Pen a brocardé dimanche devant plusieurs milliers de ses partisans réunis au Bourget "Sarko la girouette et Ségo la gaffeuse", et accusé la classe politique de plagier son programme de "redressement national".
"Sacré Sarko, atlantiste en Amérique pour plaire à ses mentors, tiers-mondiste au Sénégal pour doubler Ségolène... et Français de retour en France sitôt qu'il chute dans les sondages", a-t-il déclaré, devant un public enthousiaste.
"Fabius le comparaît à un caniche mais il a tort, comme animal politique il tiendrait plutôt du caméléon", a-t-il poursuivi, avant de s'en prendre à Ségolène Royal "qui en fait le moins possible", pour ne pas montrer les mêmes "incohérences" que M. Sarkozy.
"C'est Lady Nunuche ou la fée Gribouille" qui "se tait déjà échaudée par ses multiples bourdes", a déclaré le leader frontiste, en évoquant "les camps militaires pour délinquants" ou le "nucléaire iranien, nien, nien...".
"Sarko la girouette et Ségo la gaffeuse dont les popularités virtuelles se dégonflent déjà dans les sondages", a-t-il dit.
Jean-Marie Le Pen s'est félicité que "tous à gauche, comme à droite s'accordent enfin sur notre diagnostic" de la nécessité d'un "redressement national", après avoir "menti" sur l'état réel du pays et "tout cassé depuis 30 ans": "la cohésion nationale et sociale", "l'égalité républicaine", la "laïcité", "l'Ecole", "la liberté d'entreprendre"...
Il s'est présenté comme "l'homme du vrai changement" et a ensuite décliné une amorce de programme, fondée sur "la liberté, l'égalité, la responsabilité et la fraternité".
Il a notamment proposé de "restaurer" la souveraineté économique "sacrifiée sur l'autel" de l'euro, de "libérer le travail" en rétablissant la "liberté" sur le temps de travail, et de "tendre à la suppression progressive" de l'impôt sur le revenu.
Le président du FN a prôné la "préférence nationale" pour "l'emploi, le logement et les aides sociales et familiales", et proposé de donner à l'Etat - et non aux partenaires sociaux - la responsabilité de la Sécurité sociale.
Il a réclamé "une grande politique familiale", mais sans se prononcer par exemple sur l'avortement ou les couples homosexuels, des sujets controversés dans une partie de son électorat.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt